Nom de l’auteur/autrice :Denis Thibeault

Joie, Prédication

Quand le peuple de Dieu se réjouit ensemble « A présent, allez faire un bon repas, buvez d’excellentes boissons et faites porter des portions à ceux qui n’ont rien préparé, car ce jour est un jour consacré à notre Seigneur. Ne vous affligez donc pas, car la joie que donne l’Eternel est votre force. » (Néhémie 8.10) Introduction Nous associons facilement la vie chrétienne à la prière, à la prédication, à l’adoration, au service et même au sacrifice. Et tout cela fait effectivement partie de notre marche avec Dieu. Mais il existe une dimension que nous négligeons parfois : la joie d’être ensemble. Dans la Bible, lorsque le peuple de Dieu se rassemble, il n’y a pas seulement des moments solennels. Il y a aussi des repas, des célébrations, des chants, de la communion fraternelle et de la joie. Néhémie 8 nous présente justement une journée très spirituelle. La Parole de Dieu est lue et expliquée au peuple. Les gens sont profondément touchés et commencent à pleurer. Pourtant, Esdras et les lévites leur disent en substance : aujourd’hui, cessez de pleurer. Rentrez chez vous, préparez quelque chose de bon, mangez, buvez, partagez et réjouissez-vous ensemble devant Dieu. C’est remarquable : la sainteté de cette journée n’empêche pas la festivité. Elle en devient même la raison. Nous pouvons retenir trois grandes vérités de ce passage : Dieu veut que son peuple sache célébrer, notre joie doit devenir une joie partagée et la joie que Dieu donne fortifie son peuple. 1. Dieu veut que son peuple sache célébrer Esdras dit : « Allez faire un bon repas, buvez d’excellentes boissons… » (Néhémie 8.10). Pour comprendre cette déclaration, il faut regarder ce qui vient de se produire. Le peuple est de nouveau rassemblé à Jérusalem après l’exil. Esdras apporte le livre de la Loi et lit la Parole de Dieu devant toute l’assemblée. Les lévites en expliquent le sens afin que chacun puisse comprendre (Néhémie 8.1-8). La réaction du peuple est profonde : « Tout le peuple pleurait en entendant les paroles de la Loi. » (Néhémie 8.9). En entendant la Parole, les Israélites prennent conscience de leur situation devant Dieu et probablement aussi de la manière dont ils se sont éloignés de lui. La Parole produit une conviction profonde dans leur cœur. Pourtant, Esdras et les lévites leur disent de ne pas rester dans les larmes. Pourquoi ? Parce que « ce jour est un jour consacré à notre Seigneur » (Néhémie 8.10). Nous pourrions penser que puisqu’un jour est consacré à Dieu, il devrait nécessairement être austère, silencieux et sérieux. Pourtant, le message adressé au peuple va dans une autre direction : puisque cette journée appartient à Dieu, réjouissez-vous ! Voilà quelque chose d’important pour notre conception de la vie chrétienne. La sainteté et la joie ne sont pas opposées. La présence de Dieu n’est pas incompatible avec un bon repas, des conversations, des rires et une atmosphère festive. Au contraire, lorsque la joie reste saine et centrée sur Dieu, elle peut devenir une manière de célébrer avec reconnaissance sa bonté. Nous retrouvons cette idée ailleurs dans l’Écriture. Le psalmiste déclare : « Voici le jour que l’Eternel a fait : qu’il soit pour nous un sujet d’allégresse et de joie ! » (Psaume 118.24). L’Ecclésiaste reconnaît également le repas comme un don reçu de Dieu : « Va, mange avec joie ton pain, et bois gaiement ton vin » (Ecclésiaste 9.7). Jésus lui-même n’a pas vécu constamment retiré des autres. Il participait à des repas. Son premier miracle rapporté dans l’Évangile de Jean se produit même au milieu d’une célébration de mariage, à Cana (Jean 2.1-11). Or, un mariage est précisément un moment de réjouissance et de célébration. La foi chrétienne n’est donc pas une invitation à vivre constamment le visage sombre. Nous avons de véritables raisons de nous réjouir. Nos péchés peuvent être pardonnés. Nous avons été réconciliés avec Dieu par Jésus-Christ (Romains 5.1). Nous sommes devenus enfants de Dieu par la foi en Christ (Jean 1.12). Nous avons l’espérance de la vie éternelle (Jean 3.16). Voilà de véritables raisons de célébrer. Dieu avait donné sa Loi à Israël, mais les réjouissances faisaient aussi partie de la vie de son peuple. Illustration Imaginez une famille dont un enfant était parti depuis longtemps. Un jour, cet enfant revient à la maison. Que fait la famille ? Elle ne dit pas : « Puisque nous voulons montrer combien ce moment est important, asseyons-nous silencieusement pendant trois heures. » Non ! On prépare quelque chose, on téléphone aux proches, on se rassemble, on mange, on parle, on rit, on raconte et on célèbre. C’est exactement l’image que Jésus utilise dans la parabole du fils prodigue. Lorsque le fils revient, le père déclare : « Mangeons et réjouissons-nous » (Luc 15.23). La grâce conduit à la célébration. Application pratique Nos rassemblements d’Église devraient donc comporter cette dimension. Bien sûr, nous nous réunissons pour adorer Dieu, entendre sa Parole, prier et grandir spirituellement. Mais la communion fraternelle fait également partie de notre vie chrétienne. Il devrait y avoir des moments où nous pouvons simplement être heureux d’être ensemble. Un repas communautaire peut être spirituel. Une fête fraternelle peut être spirituelle. Un café partagé après le culte peut être spirituel. Un moment où les frères et les sœurs rient ensemble peut aussi faire partie de cette communion que Dieu désire voir parmi son peuple. La question n’est donc pas seulement : « Avons-nous eu une bonne réunion ? » Nous pouvons aussi nous demander : « Est-ce que nous apprenons à nous réjouir ensemble de ce que Dieu fait parmi nous ? » 2. La fête selon Dieu est une joie que personne ne devrait vivre seul Esdras ajoute quelque chose de très important : « Faites porter des portions à ceux qui n’ont rien préparé » (Néhémie 8.10). Voilà ce qui distingue la fête biblique d’une simple recherche de plaisir personnel. Dieu ne dit pas seulement : « Mangez bien. » Il dit

Encouragement, Persévérance, Prédication

Comment tenir bon jusqu’au bout ? « Oui, vous avez besoin de persévérance pour accomplir la volonté de Dieu et obtenir ainsi ce qui vous est promis » (Hébreux 10.36). Introduction S’il y a une chose que nous avons besoin d’entendre, c’est bien celle-ci : comment tenir bon jusqu’au bout ? La persévérance est une qualité dont nous avons tous besoin. Il est facile de commencer quelque chose avec enthousiasme, mais il est beaucoup plus difficile de continuer lorsque le chemin devient difficile. Dans la vie chrétienne, persévérer ne signifie pas que nous ne ressentons jamais la faiblesse, le découragement ou la fatigue. Cela signifie que, malgré notre faiblesse, nous continuons à regarder à Jésus. Beaucoup abandonnent trop tôt. Pourtant, la Bible nous rappelle que la vie chrétienne est une course et que cette course demande de l’endurance : « Courons avec endurance l’épreuve qui nous est proposée. Gardons les yeux fixés sur Jésus » (Hébreux 12.1-2). La persévérance n’est pas seulement une force de caractère. C’est une grâce que Dieu produit dans le cœur de ceux qui lui font confiance. Dieu nous appelle à persévérer dans la foi parce que sa promesse demeure certaine, même lorsque le chemin devient difficile. 1. La persévérance nous garde attachés à Dieu Quand les circonstances deviennent difficiles, notre premier réflexe peut être de nous éloigner de Dieu. Nous pouvons penser que Dieu nous a oubliés, qu’il ne nous entend plus ou que nos efforts ne servent à rien. Mais la persévérance nous apprend précisément le contraire : elle nous apprend à rester près du Seigneur même lorsque nous ne comprenons pas tout. Jésus a dit : « Celui qui tiendra bon jusqu’au bout sera sauvé » (Matthieu 24.13). Ce verset nous rappelle que la foi véritable ne se limite pas à un bon départ. Persévérer, c’est continuer à prier même lorsque la réponse tarde. C’est continuer à croire même lorsque les émotions ne suivent pas. C’est continuer à obéir même lorsque cela coûte. C’est continuer à aimer Dieu même lorsque la vie devient lourde. La persévérance n’est donc pas l’absence de combat. Elle est la décision de ne pas abandonner Jésus au milieu du combat. Un arbre ne devient pas solide en une seule journée. Il grandit lentement. Ses racines descendent profondément dans la terre, souvent dans le silence, sans que personne ne voie ce qui se passe. Lorsque les vents violents arrivent, ce sont pourtant ces racines profondes qui lui permettent de rester debout. Il en est de même pour le croyant. Ce qui nous garde debout dans la tempête, ce ne sont pas seulement nos paroles ou nos émotions, mais notre attachement profond à Dieu. 2. La persévérance nous forme dans l’épreuve Les épreuves ne sont jamais agréables. Personne ne recherche naturellement la souffrance, la déception ou l’opposition. Pourtant, Dieu peut se servir des moments difficiles pour former quelque chose de précieux en nous. Jacques écrit : « Car vous le savez : si votre foi résiste à l’épreuve, celle-ci produit la persévérance. Mais il faut que votre persévérance aille jusqu’au bout de ce qu’elle peut faire pour que vous soyez parfaitement qualifiés, sans défaut, et qu’il ne vous manque rien » (Jacques 1.3-4). Ce passage nous montre un véritable processus spirituel. Premièrement vient l’épreuve : des situations difficiles entrent dans notre vie. Dieu peut permettre ces épreuves, mais elles ne sont pas destinées à nous détruire. Deuxièmement vient une foi qui résiste : au milieu de l’épreuve, nous choisissons de continuer à faire confiance à Dieu. Une foi authentique apprend ainsi à tenir bon au milieu des difficultés. Troisièmement vient la persévérance. L’épreuve de notre foi produit progressivement en nous la capacité de continuer sans abandonner. Quatrièmement, cette persévérance doit aller jusqu’au bout de son œuvre. Dieu nous appelle à tenir avec endurance et à ne pas interrompre prématurément ce qu’il est en train de produire en nous. Enfin vient le résultat : nous devenons plus mûrs, plus solides et mieux affermis dans notre foi (Jacques 1.3-4). L’épreuve n’est donc pas nécessairement la fin de l’histoire. Elle peut faire partie du processus par lequel Dieu nous transforme et nous rend progressivement plus semblables à Christ. L’épreuve révèle également ce qui se trouve dans notre cœur. Elle montre si notre foi repose seulement sur les bénédictions visibles ou si elle repose véritablement sur Dieu lui-même. Quand tout va bien, il est facile de dire : « Je crois en Dieu. » Mais lorsque les choses deviennent difficiles, notre foi est éprouvée. C’est alors que Dieu travaille notre caractère, notre patience, notre humilité et notre dépendance envers lui. Persévérer dans l’épreuve ne consiste pas à faire semblant que tout va bien. Nous pouvons reconnaître notre souffrance tout en continuant à faire confiance à Dieu : « Seigneur, je souffre, je ne comprends pas tout, mais je choisis de te faire confiance. » L’or doit passer par le feu pour être purifié. Le feu ne détruit pas l’or, il permet d’en révéler la valeur et d’en retirer les impuretés. De la même manière, Dieu peut utiliser certaines épreuves pour purifier notre foi, enlever ce qui nous éloigne de lui et nous rendre plus solides. Pierre écrit : « Voilà ce qui fait votre joie, même si, actuellement, il faut que vous soyez attristés pour un peu de temps par diverses épreuves : celles-ci servent à éprouver la valeur de votre foi. Le feu du creuset n’éprouve-t-il pas l’or qui pourtant disparaîtra un jour ? Pourtant, votre foi qui a résisté à l’épreuve a une valeur beaucoup plus précieuse. Elle vous vaudra louange, gloire et honneur, lorsque Jésus-Christ apparaîtra » (1 Pierre 1.6-7). 3. La persévérance nous conduit vers la récompense promise Nous vivons présentement dans notre Église un moment de transition. Ce temps peut parfois nous sembler long, et nous pouvons nous demander combien de temps encore nous devrons attendre. Pourtant, il faut laisser la persévérance accomplir son œuvre. Même si cela paraît long, même si nous ne voyons pas encore la pluie

Apocalypse

La cinquième trompette : le premier malheur et le déchaînement des forces de l’abîme (Apocalypse 9.1-12) Texte principal : Apocalypse 9.1-12 « Puis le cinquième ange sonna de la trompette : je vis un astre qui était tombé du ciel sur la terre. La clé du puits de l’abîme lui fut donnée. Il ouvrit le puits de l’abîme et une fumée épaisse s’en éleva, comme celle d’une grande fournaise. Le soleil et l’air furent obscurcis par la fumée qui s’échappait du puits. » (Apocalypse 9.1-2) Apocalypse 9.1-12 nous fait entrer dans une partie particulièrement sombre du livre. La cinquième trompette correspond au premier des trois « malheurs » annoncés à la fin du chapitre précédent (Apocalypse 8.13). Les quatre premières trompettes avaient principalement frappé la création : la terre, la mer, les eaux et les astres (Apocalypse 8.7-12). À partir de la cinquième trompette, la vision change cependant de caractère. Jean ne contemple plus seulement des bouleversements touchant le monde créé. Il voit maintenant des puissances provenant de l’abîme exercer leur action directement contre les êtres humains. Le passage révèle une réalité spirituelle inquiétante : derrière la rébellion humaine contre Dieu se trouve aussi un royaume de ténèbres. Pourtant, le message central du texte n’est pas que Satan serait devenu incontrôlable. Au contraire, presque chaque étape de la vision rappelle que les puissances mauvaises demeurent limitées par Dieu. Une clé leur est « donnée » (Apocalypse 9.1). Un pouvoir leur est « donné » (Apocalypse 9.3). Elles reçoivent l’ordre de ne pas toucher certaines choses (Apocalypse 9.4). Elles ne peuvent pas tuer les hommes (Apocalypse 9.5) et leur action est limitée à cinq mois (Apocalypse 9.5,10). Ainsi, même lorsque l’abîme semble s’ouvrir, le trône de Dieu n’est pas renversé. Le Seigneur demeure souverain. Cette vision doit également être reçue comme une instruction spirituelle. Paul rappelle que les événements rapportés dans les Écritures « ont été écrits pour nous servir d’avertissement » (1 Corinthiens 10.11). Il affirme également que « tout ce qui a été écrit dans le passé l’a été pour notre instruction » (Romains 15.4). La question n’est donc pas seulement : « Que représentent les sauterelles ? » La question est aussi : « Qu’est-ce que Dieu veut apprendre à son Église à travers cette vision ? » Ce passage nous révèle la gravité du monde spirituel, le caractère destructeur du royaume des ténèbres, les conséquences terribles de la rébellion contre Dieu, la souveraineté absolue du Seigneur et la sécurité de ceux qui lui appartiennent. 1. L’étoile tombée du ciel et la clé de l’abîme « Puis le cinquième ange sonna de la trompette : je vis un astre qui était tombé du ciel sur la terre. La clé du puits de l’abîme lui fut donnée. » (Apocalypse 9.1) Jean voit d’abord « un astre qui était tombé du ciel ». Le langage du passage montre rapidement qu’il ne s’agit probablement pas d’une étoile physique. Cet astre agit comme une personne puisqu’il reçoit une clé et ouvre le puits de l’abîme. Dans le langage prophétique, les étoiles peuvent représenter des êtres célestes. Dans l’Apocalypse, par exemple, les sept étoiles représentent les anges des sept Églises (Apocalypse 1.20). Dans le livre de Job, les « étoiles du matin » sont également associées aux êtres célestes (Job 38.7). Certains identifient donc cette étoile à Satan en rapprochant cette image des paroles de Jésus : « Je voyais Satan tomber du ciel comme l’éclair » (Luc 10.18). Apocalypse 12 décrit également le dragon précipité sur la terre avec ses anges (Apocalypse 12.7-9). Cependant, Apocalypse 9 ne dit pas explicitement : « Cette étoile est Satan. » Il faut donc conserver une certaine prudence. Il peut s’agir de Satan, d’un ange déchu ou d’un autre être spirituel associé à l’ouverture de l’abîme. Le point essentiel est ailleurs : « La clé du puits de l’abîme lui fut donnée » (Apocalypse 9.1). L’expression « lui fut donnée » est capitale. Cet être spirituel ne possède pas une autorité indépendante. Il reçoit la permission d’agir. Cela correspond à un principe que nous retrouvons ailleurs dans les Écritures : Satan agit réellement, mais jamais comme un rival égal à Dieu. Dans le livre de Job, Satan ne peut toucher Job qu’à l’intérieur des limites fixées par Dieu (Job 1.10-12 ; 2.4-6). Jésus dit également à Pierre que Satan a demandé la permission de passer les disciples au crible comme du blé (Luc 22.31-32). Même les puissances démoniaques reconnaissent l’autorité souveraine de Jésus-Christ (Marc 1.23-27 ; Luc 8.28-33). Le mal est réel, mais il n’est jamais souverain. Question de réflexion : lorsque nous voyons le mal se manifester dans le monde, croyons-nous encore réellement que Dieu demeure sur son trône ? 2. L’abîme : le lieu associé aux puissances démoniaques « Il ouvrit le puits de l’abîme et une fumée épaisse s’en éleva, comme celle d’une grande fournaise. » (Apocalypse 9.2) Le mot grec traduit par « abîme » est « abyssos ». Il évoque une profondeur insondable, un gouffre. Dans le Nouveau Testament, ce terme peut désigner le domaine où certaines puissances démoniaques sont retenues. Lorsque Jésus rencontre l’homme possédé dans le pays des Géraséniens, les démons « suppliaient Jésus de ne pas leur ordonner d’aller dans l’abîme » (Luc 8.31). Dans Apocalypse 20, Satan est lui-même jeté dans l’abîme, qui est ensuite fermé et scellé sur lui (Apocalypse 20.1-3). Il ne faut donc pas confondre automatiquement l’abîme avec l’étang de feu. L’étang de feu représente le jugement définitif (Apocalypse 20.10,14-15), tandis que l’abîme apparaît plutôt comme un lieu de confinement associé aux puissances mauvaises. Lorsqu’il est ouvert dans Apocalypse 9, une fumée considérable s’en échappe : « Le soleil et l’air furent obscurcis par la fumée qui s’échappait du puits » (Apocalypse 9.2). Cette fumée rappelle une immense fournaise. Elle évoque les ténèbres, l’oppression et le jugement. L’image nous enseigne quelque chose de profond : lorsque les puissances des ténèbres sont relâchées, elles ne produisent jamais la lumière, la paix ou la vie.

Apocalypse

L’annonce des trois malheurs : un avertissement solennel avant le pire (Apocalypse 8.13) Texte principal : Apocalypse 8.13 « Alors je vis un aigle qui planait au zénith et je l’entendis crier d’une voix forte : Malheur, malheur, malheur aux habitants de la terre, quand retentiront les trois trompettes que les trois derniers anges vont faire sonner ! » (Apocalypse 8.13) Introduction : le calme avant la tempête Apocalypse 8.13 constitue une transition importante dans la vision de Jean. Les quatre premières trompettes ont déjà retenti. Elles ont frappé successivement la terre, la mer, les eaux douces et les astres (Apocalypse 8.7-12). Mais avant que les trois dernières trompettes ne sonnent, la vision s’interrompt momentanément. Jean voit alors un aigle qui traverse le ciel et proclame d’une voix forte : « Malheur, malheur, malheur ». Cette interruption est importante. Dieu aurait pu laisser immédiatement retentir la cinquième trompette, mais un avertissement est d’abord proclamé. Cela révèle un principe que nous retrouvons souvent dans les Écritures : Dieu avertit les hommes de la gravité du jugement et les appelle à revenir à lui. « Je ne prends aucun plaisir à voir mourir le méchant. Je désire qu’il change de conduite et qu’il vive » (Ézéchiel 33.11). Même lorsque le jugement approche, Dieu continue donc de faire entendre sa voix. 1. Un messager céleste traverse le ciel « Alors je vis un aigle qui planait au zénith et je l’entendis crier d’une voix forte » (Apocalypse 8.13). Jean voit un aigle volant au milieu du ciel. Certains manuscrits anciens présentent une variante textuelle, mais les éditions critiques modernes retiennent généralement le mot « aigle ». Cette image n’est probablement pas choisie au hasard. Dans l’Ancien Testament, l’aigle peut être associé à la rapidité avec laquelle arrive le jugement de Dieu. Moïse avait averti Israël : « L’Éternel fera surgir contre vous, de très loin, des extrémités de la terre, une nation qui fondra sur vous comme un aigle » (Deutéronome 28.49). Habacuc utilise une image semblable lorsqu’il décrit les Chaldéens : « Leurs cavaliers arrivent de loin, ils volent comme l’aigle qui fond sur sa proie » (Habacuc 1.8). L’aigle d’Apocalypse 8 traverse le ciel de manière à être vu et entendu. Son message n’est pas caché puisqu’il crie « d’une voix forte ». Nous retrouvons ici quelque chose qui revient constamment dans l’Apocalypse : Dieu fait connaître ce qui va arriver. Le jugement divin n’est jamais présenté comme une perte de contrôle de Dieu. Au contraire, Dieu demeure souverain sur les événements. Ce principe apparaît à plusieurs reprises dans les Écritures. Avant le déluge, Noé avait été averti (Genèse 6.13-14). Avant la destruction de Sodome, Abraham avait été informé (Genèse 18.17-21). Avant le jugement annoncé contre Ninive, la ville avait reçu un avertissement par le prophète Jonas (Jonas 3.4-10). Cela correspond à cette déclaration du prophète Amos : « Car le Seigneur, l’Éternel, n’accomplit rien sans avoir d’abord révélé ses plans à ses serviteurs, les prophètes » (Amos 3.7). Aujourd’hui, nous avons les Écritures qui nous révèlent les œuvres de Dieu et nous avertissent concernant les conséquences du péché et la réalité du jugement. Paul écrit : « Tous ces événements leur sont arrivés pour nous servir d’exemples, et ils ont été mis par écrit pour que nous en tirions instruction, nous qui sommes parvenus aux temps de la fin » (1 Corinthiens 10.11). Paul enseigne ainsi que les jugements de Dieu rapportés dans les Écritures ne sont pas simplement des récits historiques. Ils ont également été écrits afin de nous avertir et de nous instruire. Question de réflexion : Pourquoi Dieu donne-t-il des avertissements avant certains de ses jugements ? 2. Trois malheurs annoncent une intensification du jugement L’aigle proclame : « Malheur, malheur, malheur aux habitants de la terre » (Apocalypse 8.13). Le mot « malheur » exprime ici beaucoup plus qu’une difficulté ordinaire. Il annonce une catastrophe, une détresse et un jugement. La triple proclamation attire immédiatement notre attention. Dans Apocalypse 4, les êtres vivants proclament : « Saint, saint, saint est le Seigneur Dieu, le Tout-Puissant » (Apocalypse 4.8). Ici, nous entendons au contraire cette terrible proclamation : « Malheur, malheur, malheur » (Apocalypse 8.13). Cette répétition souligne la solennité extraordinaire de ce qui va suivre. Jean nous explique immédiatement pourquoi il y a trois malheurs : il reste trois trompettes. La cinquième trompette correspond au premier malheur (Apocalypse 9.1-12). La sixième trompette correspond au deuxième malheur (Apocalypse 9.13-21 ; 11.14). Puis vient le troisième malheur, associé à la septième trompette (Apocalypse 11.14-15). Le texte établit donc lui-même le rapport entre les trois dernières trompettes et les trois malheurs. La progression est importante. Les quatre premières trompettes touchent principalement la création. Avec les trompettes suivantes, l’attention se porte beaucoup plus directement sur l’humanité rebelle. 3. Les habitants de la terre sont particulièrement visés L’aigle ne dit pas simplement : « Malheur au monde ». Il déclare : « Malheur, malheur, malheur aux habitants de la terre » (Apocalypse 8.13). Cette expression revient plusieurs fois dans l’Apocalypse et possède une dimension spirituelle importante. Par exemple, Jean écrit concernant les deux témoins : « Les habitants de la terre se réjouiront de leur mort » (Apocalypse 11.10). Ces hommes se réjouissent de la mort des témoins de Dieu. Plus loin, la Bête reçoit l’adoration des habitants de la terre : « Tous les habitants de la terre l’adoreront, tous ceux dont le nom n’a pas été inscrit, depuis la création du monde, dans le livre de vie de l’Agneau immolé » (Apocalypse 13.8). Jean écrit encore que « les habitants de la terre s’enivreront du vin de son immoralité » (Apocalypse 17.2). Ainsi, dans l’Apocalypse, l’expression « les habitants de la terre » désigne souvent beaucoup plus qu’une simple localisation géographique. Elle caractérise l’humanité qui appartient au système de ce monde et qui demeure dans sa rébellion contre Dieu. Cela crée un contraste avec le peuple de Dieu, dont l’identité véritable est céleste. Paul écrit : « Quant

Amour de Dieu, Encouragement, Prédication

Quelle est la valeur d’une âme ? « Si un homme parvient à posséder le monde entier, à quoi cela lui sert-il s’il perd sa vie ? Et que peut-on donner pour racheter sa vie ? » (Matthieu 16.26) Introduction Nous vivons dans un monde où presque tout reçoit une valeur. Une maison, une voiture, des objets anciens, des œuvres d’art ou des métaux précieux sont évalués selon leur rareté, leur utilité ou leur importance. Mais comment peut-on mesurer la valeur d’une âme ? Quelle valeur possède une personne aux yeux de Dieu ? Jésus nous place devant une comparaison impressionnante. Il met sur la balance, d’un côté, le monde entier et, de l’autre, une seule âme. Et il déclare qu’une âme vaut davantage que le monde entier. Lorsqu’une âme est perdue, aucune richesse, aucune réussite ni aucune puissance humaine ne peuvent la racheter. Notre corps est temporaire, mais notre existence devant Dieu est éternelle. C’est pourquoi Jésus nous invite à ne pas vivre seulement pour ce qui est visible, matériel et passager. Il nous appelle à réfléchir à ce qui possède une valeur éternelle. Une âme possède une valeur inestimable parce qu’elle vient de Dieu, parce que Jésus-Christ a donné sa vie pour la sauver et parce qu’elle est destinée à l’éternité. Point 1 : Une âme possède de la valeur parce qu’elle a été créée par Dieu L’être humain n’est pas un accident de la nature. Il n’est pas seulement un corps, un cerveau ou un ensemble de réactions biologiques. La Bible enseigne que Dieu a créé l’être humain à son image (Genèse 1.27). Cela ne signifie pas que nous ressemblons physiquement à Dieu, mais plutôt que Dieu nous a donné la capacité de penser, d’aimer, de choisir, de communiquer, de discerner le bien et le mal et d’entretenir une relation avec lui. Chaque personne porte donc la marque de son Créateur. La valeur d’une personne ne dépend pas de son apparence, de son intelligence, de sa richesse, de sa santé, de sa réussite, de son origine ou de l’opinion des autres. Une personne peut être oubliée par la société, rejetée par sa famille ou méprisée par les autres, tout en demeurant infiniment précieuse aux yeux de Dieu. Dieu connaît chaque être humain personnellement. Il nous connaît mieux que nous nous connaissons nous-mêmes. Jésus a dit : « Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés » (Matthieu 10.30). Personne n’est invisible devant Dieu et personne n’est insignifiant pour lui. Cependant, être créé par Dieu ne signifie pas que nous vivons automatiquement en communion avec lui. Le péché nous a séparés de Dieu. Nous avons tous désobéi à sa volonté par nos pensées, nos paroles, nos attitudes et nos actions. La Bible déclare : « Tous ont péché, en effet, et sont privés de la glorieuse présence de Dieu » (Romains 3.23). Notre grande valeur ne supprime donc pas notre besoin de salut. Au contraire, elle nous aide à comprendre pourquoi Dieu désire nous ramener à lui. Imaginons qu’un tableau célèbre soit retrouvé dans un grenier, couvert de poussière et presque oublié. Sa véritable valeur n’est pas déterminée par l’endroit où il a été découvert. Il peut être caché sous de vieux objets, être abîmé et même être méconnu de ceux qui le regardent. Pourtant, lorsqu’un expert reconnaît la signature de l’artiste, il comprend immédiatement sa valeur. De la même manière, une personne peut être blessée, rejetée ou brisée par le péché. Sa vie peut sembler sans importance aux yeux du monde, mais elle porte toujours la marque de son Créateur. Dieu connaît l’œuvre de ses mains. Peut-être vous sentez-vous sans valeur. Peut-être avez-vous été rejeté, humilié ou abandonné. Peut-être avez-vous entendu des paroles qui ont profondément blessé votre identité. Dieu ne vous regarde pas selon les paroles prononcées contre vous. Il vous regarde comme une personne qu’il a créée et qu’il désire sauver. Vous n’avez pas besoin de prouver votre valeur, car votre valeur fondamentale vient de Dieu. Cette vérité doit également transformer notre manière de regarder les autres. Nous ne pouvons pas prétendre aimer Dieu tout en méprisant les personnes qu’il a créées. Les gens autour de nous, quelle que soit leur condition, possèdent une âme précieuse devant Dieu. Demandons-nous donc : Est-ce que je regarde les autres comme Dieu les regarde ? Est-ce que je traite chaque personne avec respect, compassion et dignité ? Est-ce que je prie pour ceux qui ne connaissent pas encore Jésus-Christ ? Point 2 : Une âme possède de la valeur parce que Jésus-Christ a payé le prix de son salut La valeur d’un objet est souvent révélée par le prix qu’une personne accepte de payer pour l’acquérir. Quel prix Dieu a-t-il accepté de payer pour sauver notre âme ? Il n’a pas offert de l’argent. Il n’a pas envoyé de l’or ou des pierres précieuses. Il a donné son Fils unique. La Bible déclare : « Oui, Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, son unique, pour que tous ceux qui placent leur confiance en lui échappent à la perdition et qu’ils aient la vie éternelle » (Jean 3.16). Jésus-Christ est venu dans notre monde. Il a vécu sans péché, aimé les personnes rejetées, accueilli les pécheurs, guéri les malades et annoncé la grâce et le pardon de Dieu. Puis il s’est livré volontairement à la mort sur la croix. À la croix, Jésus a pris sur lui la condamnation que nos péchés méritaient. « Christ lui-même a souffert la mort pour les péchés, une fois pour toutes. Lui l’innocent, il est mort pour des coupables, afin de vous conduire à Dieu » (1 Pierre 3.18). Le sang de Jésus nous montre deux grandes vérités. D’abord, notre péché est beaucoup plus grave que nous ne le pensons. S’il avait été possible de nous sauver par notre bonté, nos efforts ou notre religion, Jésus n’aurait pas eu besoin de mourir. Ensuite, l’amour de Dieu est beaucoup plus grand que nous ne pouvons

Jésus-Christ, Prédication

Jésus, le pain qui donne la vie « Et Jésus répondit : Moi, je suis le pain qui donne la vie. Celui qui vient à moi n’aura plus jamais faim, celui qui croit en moi n’aura plus jamais soif » (Jean 6.35). La faim est un signal que notre corps nous envoie pour nous avertir que nous avons besoin de nourriture. Nous pouvons essayer de l’ignorer pendant quelque temps, nous occuper, travailler ou penser à autre chose, mais tôt ou tard, elle revient. Il existe aussi une faim intérieure, une faim que la nourriture, l’argent, le travail, les loisirs ou les relations humaines ne peuvent pas entièrement satisfaire. Certaines personnes essaient de remplir ce vide par la réussite. Elles pensent : « Lorsque j’aurai atteint mon objectif, je serai enfin heureux. » D’autres cherchent à le remplir par les possessions, les expériences, les plaisirs ou même par la religion. Pourtant, après quelque temps, la faim revient. Dans Jean 6, Jésus vient de multiplier les pains et de nourrir une grande foule. Le lendemain, plusieurs personnes le recherchent encore parce qu’elles désirent recevoir un autre repas. Mais Jésus veut leur donner beaucoup plus que du pain matériel. Il veut leur donner la vie. Il leur déclare : « Moi, je suis le pain qui donne la vie » (Jean 6.35). Jésus ne dit pas seulement qu’il possède du pain. Il affirme qu’il est lui-même le pain qui donne la vie. Notre plus grand besoin n’est donc pas seulement de recevoir quelque chose de Jésus. Notre plus grand besoin est de recevoir Jésus lui-même. 1. Jésus accueille ceux qui reconnaissent leur faim Une personne ne cherchera pas de nourriture si elle ne reconnaît pas qu’elle a faim. De la même manière, nous ne viendrons pas réellement à Jésus aussi longtemps que nous penserons pouvoir nous passer de lui. Le péché nous sépare de Dieu et produit dans le cœur une faim profonde que rien dans ce monde ne peut satisfaire. Le péché ne consiste pas seulement à commettre des actes mauvais. Il consiste aussi à vouloir diriger notre vie sans Dieu, à vivre pour nous-mêmes et à chercher ailleurs ce que Dieu seul peut nous donner. Pourtant, Jésus ne repousse pas la personne qui reconnaît son besoin et qui vient à lui. Il dit : « Tous ceux que le Père me donne viendront à moi, et je ne repousserai pas celui qui vient à moi » (Jean 6.37). Quelle merveilleuse promesse ! Jésus ne dit pas : « Je recevrai celui qui aura réussi à se rendre parfait. » Il ne dit pas non plus : « Je recevrai celui qui n’a jamais échoué. » Il affirme simplement qu’il ne repoussera pas celui qui vient à lui. Peut-être portes-tu un passé difficile. Peut-être as-tu honte de certaines décisions ou penses-tu être allé trop loin pour que Dieu puisse encore te pardonner. La promesse de Jésus demeure vraie : il ne repousse pas celui qui vient à lui avec un cœur sincère. Lorsqu’une personne se perd pendant une randonnée, l’une des choses les plus dangereuses qu’elle puisse faire est de refuser d’admettre qu’elle est perdue. Elle peut continuer à avancer, convaincue qu’elle retrouvera elle-même le bon chemin, mais chaque pas risque de l’éloigner davantage. Le début du secours arrive lorsqu’elle s’arrête et reconnaît : « Je suis perdu. J’ai besoin d’aide. » Spirituellement, il en est de même. Nous ne sommes pas sauvés en prétendant que tout va bien. Nous sommes sauvés lorsque nous reconnaissons notre état et que nous nous tournons vers Jésus. Si tu ne connais pas encore Jésus, reconnais honnêtement ta faim intérieure. Ne cherche plus à la cacher derrière les activités, les possessions ou les apparences. Viens à Jésus tel que tu es. Il connaît ton passé et il ne te repoussera pas. Et si tu connais déjà le Seigneur, souviens-toi que tu as encore besoin de Jésus chaque jour. Nous pouvons avoir commencé la vie chrétienne en dépendant entièrement de lui, puis essayer de continuer par nos propres forces. Reviens au Seigneur. Parle-lui honnêtement de tes besoins, de tes luttes et de tes faiblesses. Celui qui t’a accueilli ne t’abandonnera pas. 2. Jésus a donné sa vie pour satisfaire notre besoin le plus profond Lorsque Jésus se présente comme le pain de la vie, il ne parle pas seulement de réconfort intérieur. Il annonce également le sacrifice qu’il accomplira sur la croix. Il déclare : « Moi, je suis le pain vivant descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain-là, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai pour que le monde vive, c’est mon propre corps » (Jean 6.51). Jésus est venu donner sa vie pour que nous puissions vivre. Nous avions péché contre Dieu et nous étions incapables d’effacer nous-mêmes notre culpabilité. Nos bonnes actions ne pouvaient pas réparer toutes nos fautes. Mais Jésus, le Fils de Dieu, est venu parmi nous. Il a vécu sans péché, il a porté nos fautes sur la croix et il est ressuscité. Sur la croix, il a pris la place des coupables. Il a subi le jugement que nos péchés méritaient afin de nous offrir le pardon, la réconciliation avec Dieu et la vie éternelle. Le salut n’est donc pas un salaire que nous gagnons. C’est un don que Jésus a payé au prix de son propre sang. Dans certaines régions frappées par la famine, il ne suffit pas d’expliquer aux personnes comment la nourriture est fabriquée. Une personne affamée peut connaître la composition du pain, savoir comment le blé pousse et comprendre le fonctionnement d’un four, mais cette connaissance ne lui donnera aucune force tant qu’elle ne mangera pas. De même, il est possible de connaître beaucoup de choses au sujet de Jésus sans lui avoir réellement confié sa vie. On peut connaître des récits bibliques, fréquenter une église et respecter certaines traditions, mais connaître des vérités sur Jésus n’est pas la même chose que recevoir Jésus par la foi. Le pain doit être

Saint-Esprit

Pourquoi devons-nous être remplis du Saint-Esprit ? Nous devons être remplis du Saint-Esprit parce que Dieu ne nous appelle pas seulement à croire en Jésus-Christ, mais aussi à le servir. Et nous ne pouvons pas accomplir efficacement l’œuvre de Dieu avec nos seules capacités humaines. Jésus lui-même a montré à ses disciples qu’ils avaient besoin de la puissance du Saint-Esprit avant de commencer leur mission. Il leur a dit : « Mais le Saint-Esprit descendra sur vous : vous recevrez sa puissance et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’au bout du monde. » (Actes 1.8) Le Saint-Esprit nous est donc donné pour nous rendre capables d’accomplir ce que Dieu nous demande. Il nous donne la force, la hardiesse, la sagesse et les dons nécessaires pour servir. C’est pourquoi Paul écrit : « Ne vous enivrez pas de vin – cela vous conduirait à une vie de désordre – mais soyez remplis de l’Esprit » (Éphésiens 5.18) Être rempli du Saint-Esprit signifie permettre au Saint-Esprit de diriger, d’influencer et d’équiper notre vie. Ce n’est pas seulement rechercher une expérience spirituelle, c’est rechercher la puissance nécessaire pour servir Dieu. Lorsque nous regardons le livre des Actes, nous voyons constamment ce lien entre le remplissement du Saint-Esprit et le service. Dans le livre des Actes, être rempli du Saint-Esprit n’est jamais présenté comme une expérience destinée simplement à procurer des sensations spirituelles. Le Saint-Esprit remplit les croyants afin de les rendre capables de témoigner, de proclamer l’Évangile, de servir l’Église et d’accomplir la mission que Dieu leur confie. La puissance du Saint-Esprit est une puissance pour le service (Actes 1.8). C’est d’ailleurs exactement la progression annoncée par Jésus : « vous recevrez sa puissance » afin que « vous soyez mes témoins » (Actes 1.8). La puissance reçue a donc un but clairement missionnaire. Nous avons donc besoin d’être remplis du Saint-Esprit pour servir Dieu comme il le désire. Nos talents peuvent être utiles. Notre expérience peut être précieuse. Notre connaissance de la Bible est indispensable. Mais rien de cela ne peut remplacer la puissance du Saint-Esprit. Dieu ne nous demande pas d’accomplir son œuvre par nos propres forces. Il nous appelle à dépendre de lui. Le remplissement du Saint-Esprit n’est donc pas une option réservée à quelques croyants particulièrement spirituels. C’est une nécessité pour chaque chrétien qui désire être pleinement disponible pour le service de Dieu. Nous devrions pouvoir dire au Seigneur : « Seigneur, je ne veux pas seulement te servir avec mes capacités. Remplis-moi de ton Esprit afin que je puisse accomplir, par ta puissance, l’œuvre que tu m’as confiée. »

Amour de Dieu, Prédication

« Mais je vous dis, à vous qui m’écoutez : aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous maltraitent. » (Luc 6.27-28) Introduction Commençons par préciser ce que la Bible entend par le mot « ennemi ». Il ne désigne pas seulement un adversaire dans un conflit ou dans une guerre. Il peut aussi désigner toute personne qui s’oppose à nous, nous rejette, nous blesse, nous persécute ou manifeste de l’hostilité à notre égard. Aimer les personnes qui nous aiment est généralement facile. Nous apprécions naturellement ceux qui nous respectent, nous encouragent et nous traitent avec bonté. Toutefois, notre attitude peut changer rapidement lorsqu’une personne nous blesse, nous rejette, nous critique injustement ou cherche volontairement à nous faire du mal. Notre réaction naturelle consiste souvent à nous défendre, à prendre nos distances ou à souhaiter que l’autre personne subisse à son tour les conséquences de ses actes. Il peut s’agir d’un mécanisme de protection par lequel nous cherchons à éviter d’être blessés de nouveau. Pourtant, cette réaction ne guérit pas notre cœur et ne nous apporte pas la paix. Certaines blessures peuvent demeurer longtemps en nous et produire de la colère, de l’amertume ou un profond désir de vengeance. C’est au cœur de cette réalité que Jésus prononce des paroles qui bouleversent notre manière de penser : « Aimez vos ennemis. » Jésus ne dit pas que le mal est acceptable. Il ne demande pas à une personne victime d’injustice de prétendre que rien ne s’est produit. Il ne nous appelle pas non plus à demeurer dans une situation dangereuse. Il nous enseigne plutôt à ne pas permettre au mal commis contre nous de transformer notre cœur et de déterminer notre conduite. Dans le contexte de Luc 6, Jésus enseigne à ceux qui l’écoutent comment vivent les personnes qui appartiennent au royaume de Dieu. Elles ne répondent pas à la haine par la haine et ne rendent pas le mal pour le mal. Elles manifestent un amour qui ne vient pas naturellement du cœur humain, mais qui devient possible par la grâce de Dieu. Personne ne peut aimer ainsi par ses propres forces. Nous avons besoin de recevoir l’amour et le pardon de Jésus-Christ afin que notre cœur soit transformé et parce que Jésus-Christ nous a aimés lorsque nous étions éloignés de Dieu, il peut transformer notre cœur et nous rendre capables d’aimer ceux qui nous font du mal. Point 1 : Aimer nos ennemis, c’est refuser de laisser la haine gouverner notre cœur Lorsque quelqu’un nous fait du mal, une lutte commence dans notre cœur. Nous pouvons laisser la blessure produire de la haine ou choisir de remettre cette blessure entre les mains de Dieu. Aimer notre ennemi ne signifie pas ressentir immédiatement de l’affection pour lui. Dans la Bible, l’amour est souvent présenté comme une décision qui s’exprime par une manière d’agir. Jésus précise lui-même ce qu’il entend par aimer. Il nous appelle à faire du bien, à bénir et à prier. Aimer signifie donc que nous refusons de laisser la haine prendre le contrôle de nos pensées, de nos paroles et de nos décisions. La haine nous promet parfois un soulagement, mais elle finit par nous emprisonner. Nous croyons punir l’autre personne en entretenant notre colère, alors qu’en réalité, nous continuons nous-mêmes à porter le poids de ce qu’elle nous a fait. Jésus veut nous libérer de cet esclavage intérieur. Il nous appelle à lui confier notre douleur, notre colère et notre besoin de justice. Dieu voit parfaitement ce que nous avons vécu. Il connaît toute la vérité et il jugera avec justice. Nous pouvons donc renoncer à la vengeance personnelle et lui remettre notre cause avec confiance. Imaginons une personne qui tient un morceau de charbon brûlant dans sa main avec l’intention de le lancer sur quelqu’un. Avant même d’atteindre l’autre personne, elle est elle-même brûlée. Plus elle garde le charbon dans sa main, plus sa blessure devient profonde. La haine agit de la même manière dans notre cœur. Nous pouvons croire qu’elle atteint celui qui nous a fait du mal, mais elle nous consume d’abord nous-mêmes. Elle envahit nos pensées, vole notre paix et nourrit continuellement notre douleur. Jésus nous invite à déposer ce charbon brûlant entre ses mains afin de recevoir sa guérison, sa liberté et sa paix. Prenez un moment pour reconnaître honnêtement devant Dieu les blessures que vous portez. N’essayez pas de les minimiser et ne prétendez pas qu’elles ne vous font plus mal. Dites au Seigneur ce qui vous a blessé et demandez-lui de vous aider à ne pas laisser cette souffrance se transformer en haine. Si vous ne connaissez pas encore Jésus-Christ, vous pouvez venir à lui avec votre colère, votre amertume et toutes vos blessures. Il connaît parfaitement ce qui s’est passé et il veut commencer une œuvre de guérison et de transformation dans votre vie. Si vous appartenez déjà au Seigneur, prenez le temps d’examiner votre cœur. Demandez-vous si une offense ancienne dirige encore certaines de vos pensées ou de vos réactions. Choisissez aujourd’hui de remettre cette personne et toute la situation entre les mains de Dieu. En résumé, aimer notre ennemi commence lorsque nous refusons de laisser la haine prendre possession de notre cœur. Point 2 : Aimer nos ennemis, c’est répondre au mal par le bien Jésus ne nous demande pas seulement de ne pas nous venger. Il nous appelle à adopter une attitude active envers ceux qui nous font du mal : « Faites du bien à ceux qui vous haïssent, bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous maltraitent. » (Luc 6.27-28) Faire du bien ne signifie pas approuver le mauvais comportement d’une personne. Bénir ne consiste pas à appeler le mal bien. Prier pour quelqu’un ne veut pas dire nier la gravité d’une injustice. Cela signifie plutôt que nous refusons de devenir semblables à ceux qui nous ont blessés. Lorsque nous bénissons une personne qui nous maudit,

Mission de l'église

Nous existons pour conduire les personnes à Jésus-Christ, leur annoncer clairement l’Évangile, les accueillir avec amour et les accompagner dans une foi vivante. Toute notre mission consiste à faire connaître celui qui pardonne, réconcilie avec Dieu, transforme les vies et donne l’espérance éternelle.

Adoption, Amour de Dieu, Famille de Dieu

« En effet, vous n’avez pas reçu un Esprit qui fait de vous des esclaves et vous ramène à la crainte : non, vous avez reçu l’Esprit en conséquence de votre adoption par Dieu comme ses fils et ses filles. Car c’est par cet Esprit que nous crions : Abba, c’est-à-dire Père ! » (Romains 8.15) Il existe une grande différence entre être pardonné par un juge et être accueilli par un père. Le pardon enlève la condamnation, mais l’adoption nous donne une place dans une famille. Dans Romains 8, l’apôtre Paul s’adresse à des croyants qui ont reçu une vie nouvelle par Jésus-Christ. Il leur rappelle qu’ils ne sont plus sous la condamnation et qu’ils ne doivent plus vivre comme des esclaves dominés par la peur. Par Jésus-Christ, Dieu ne s’est pas contenté d’effacer leur dette. Il les a reçus comme ses fils et ses filles. Voilà l’une des vérités les plus touchantes de l’Évangile. Dieu est saint, juste, bon et rempli d’amour. Cependant, nous avons tous péché et nous nous sommes éloignés de lui, comme nous le dit la Bible (Romains 3.23). Aucun effort, aucune bonne œuvre et aucune religion ne peuvent nous sauver (Éphésiens 2.8-9). Pourtant, Dieu a envoyé son Fils. Jésus est mort à notre place, il est ressuscité et il ouvre la maison du Père à tous ceux qui se repentent et placent leur confiance en lui. Par Christ, Dieu délivre ceux qui croient de l’esclavage de la peur, les reçoit comme ses enfants et leur donne une espérance éternelle. 1. Le péché nous éloigne du Père et nous enferme dans la peur Paul dit que nous n’avons pas reçu un Esprit qui nous ramène à la crainte. Cette parole nous rappelle notre ancienne condition, celle de personnes séparées de Dieu par le péché. Après avoir désobéi, Adam dit à Dieu : « J’ai entendu ta voix dans le jardin et j’ai eu peur, car je suis nu ; alors je me suis caché » (Genèse 3.10). Le péché a produit la honte, la peur et la fuite. Adam ne court plus vers Dieu, il se cache. Depuis ce jour, l’être humain agit souvent de la même manière. Il dissimule sa faute, se justifie ou fuit la présence de Dieu. Notre véritable problème n’est donc pas seulement la peur. C’est le péché qui nous sépare du Dieu saint. Nous pouvons fréquenter une Église et accomplir de bonnes actions tout en gardant un cœur éloigné de Dieu. Nous ne pouvons pas nous sauver nous-mêmes ni nous faire adopter par nos propres efforts dans la famille de Dieu. Imaginons un enfant qui a brisé un objet précieux et qui se cache. Son premier besoin n’est pas d’apprendre à mieux dissimuler sa faute. Il doit sortir de sa cachette, reconnaître ce qu’il a fait et revenir vers celui qu’il a offensé. Cette comparaison décrit notre condition devant Dieu. Vous qui ne connaissez pas encore Jésus-Christ, ne vous cachez plus. Dieu connaît votre vie, mais il vous appelle à venir à lui. Et vous qui croyez, lorsque vous péchez, ne fuyez pas le Père. Confessez votre faute, abandonnez-la et revenez à lui par Jésus-Christ. La grâce ne nous autorise pas à demeurer dans le péché. Elle nous ramène dans la lumière afin que Dieu nous transforme. 2. Jésus-Christ nous ouvre la maison du Père Comment des pécheurs peuvent-ils devenir enfants du Dieu saint ? Ce n’est pas parce que Dieu ignore le mal. C’est parce que Jésus-Christ a porté notre condamnation. Jean écrit : « Certains pourtant l’ont accueilli ; ils ont cru en lui. À tous ceux-là, il a accordé le privilège de devenir enfants de Dieu » (Jean 1.12). Ce privilège est accordé à ceux qui accueillent Jésus-Christ et placent leur confiance en lui. Nous ne devenons pas enfants de Dieu par notre naissance naturelle, notre famille, notre moralité ou nos pratiques religieuses. Nous le devenons par grâce, en recevant le Fils de Dieu. Jésus-Christ est le Fils éternel venu dans le monde pour nous sauver. À la croix, l’innocent est mort pour les coupables. La Bible déclare : « Christ lui-même a souffert la mort pour les péchés, une fois pour toutes. Lui l’innocent, il est mort pour des coupables, afin de vous conduire à Dieu » (1 Pierre 3.18). Jésus a porté nos péchés et notre condamnation. Le troisième jour, il est véritablement ressuscité d’entre les morts (1 Corinthiens 15.3-4). Parce qu’il vit, tous ceux qui croient en lui peuvent recevoir le pardon, une vie nouvelle et l’accès au Père. Lorsqu’un enfant est adopté légalement, il ne reçoit pas seulement un document. Il reçoit une place véritable dans la famille. Il entre dans une maison, porte un nom et devient héritier. De même, Jésus ne nous sauve pas pour nous laisser à la porte. Il nous conduit jusqu’au Père. Vous qui ne connaissez pas encore Christ, Dieu ne vous appelle pas simplement à devenir plus religieux. Il vous appelle à recevoir son Fils. Vous ne pouvez pas acheter cette adoption ni la mériter. Venez les mains vides, reconnaissez votre péché et placez votre confiance en Jésus-Christ. Vous qui croyez, votre identité ne dépend plus du regard des autres. En Christ, vous appartenez au Père. Cette assurance ne produit pas la négligence, mais la reconnaissance, l’obéissance et le désir de ressembler davantage à Jésus. 3. L’Esprit nous apprend à vivre comme des enfants et des héritiers L’adoption n’est pas seulement une vérité à comprendre. Le Saint-Esprit rend cette relation vivante dans notre cœur. Par lui, nous pouvons crier : « Abba, Père ! » Paul ajoute : « Et puisque nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu, et donc cohéritiers de Christ, puisque nous souffrons avec lui pour avoir part à sa gloire » (Romains 8.17). Être enfant de Dieu signifie que nous pouvons nous approcher du Père avec confiance. Nous pouvons lui confier nos fardeaux, recevoir sa correction et chercher sa volonté. Il est un Père saint et fidèle qui

Joie

« Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je le répète, réjouissez-vous » (Philippiens 4.4). Introduction Tout le monde cherche la joie. On la cherche dans la réussite, dans l’argent, dans les relations, dans les loisirs, dans les voyages, dans les plaisirs et dans la reconnaissance des autres. Pourtant, cette joie ne dure souvent que peu de temps, parce qu’elle dépend des circonstances. Lorsque tout va bien, il est facile de sourire et de se réjouir. Mais lorsque l’épreuve arrive, lorsque la maladie frappe, lorsqu’une relation se brise ou lorsque l’avenir devient incertain, cette joie peut disparaître rapidement. La Bible nous parle toutefois d’une autre joie. Elle nous présente une joie qui ne vient pas seulement de ce qui se passe autour de nous, mais de ce que Dieu accomplit en nous. Cette joie n’est pas une émotion fragile et passagère. Elle est un fruit de l’Esprit de Dieu et elle est profondément enracinée en Jésus-Christ. Jésus n’est pas venu seulement pour pardonner nos péchés. Il est venu pour nous donner une vie nouvelle, une espérance vivante et une joie profonde que les circonstances de la vie ne peuvent pas détruire. La vraie joie ne se trouve pas dans les circonstances, mais dans une relation vivante avec Jésus-Christ. La joie commence par le salut La plus grande joie qu’un être humain puisse connaître est de savoir que ses péchés sont pardonnés et qu’il est réconcilié avec Dieu. Après avoir péché, David a prié en disant : « Rends-moi la joie de ton salut » (Psaume 51.14). David ne demande pas d’abord davantage d’argent, de succès, de confort ou de reconnaissance. Il demande que Dieu lui rende la joie du salut. Pourquoi demande-t-il cela ? Parce que le péché vole la joie. Le péché peut procurer un plaisir momentané, mais il laisse toujours derrière lui la culpabilité, le vide, la honte et l’éloignement de Dieu. La Bible déclare : « Car le salaire que verse le péché, c’est la mort, mais le don gratuit que Dieu accorde, c’est la vie éternelle dans l’union avec Jésus-Christ notre Seigneur » (Romains 6.23). Sans Jésus, une personne peut rire extérieurement tout en étant vide intérieurement. Elle peut être entourée de nombreuses personnes, mais se sentir profondément seule. Elle peut réussir sa vie aux yeux des hommes, tout en étant perdue devant Dieu. Cependant, lorsqu’une personne vient à Jésus, quelque chose change profondément dans sa vie. Elle découvre qu’elle n’a plus besoin de porter seule le poids de ses fautes. Elle découvre que Dieu l’aime, que Jésus-Christ est mort pour elle, qu’il est ressuscité et qu’il peut lui donner une vie entièrement nouvelle. Jésus a dit : « Il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui change que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’en ont pas besoin » (Luc 15.7). Lorsqu’une personne se repent et se tourne vers Jésus, il y a de la joie dans le ciel. Mais il y a également une joie nouvelle dans le cœur de celui qui reçoit le pardon de Dieu. Imaginez un homme qui porte depuis plusieurs années un sac extrêmement lourd sur son dos. Dans ce sac se trouvent ses regrets, ses erreurs, ses mensonges, ses blessures, ses échecs et ses péchés. Cet homme essaie de continuer à marcher, mais il est fatigué. Il essaie de sourire devant les autres, mais il est intérieurement épuisé. Puis, un jour, quelqu’un vient vers lui et lui dit : « Donne-moi ton fardeau. Je vais le porter à ta place. » C’est précisément ce que Jésus fait pour nous. Il prend sur lui notre fardeau de péché. Il nous donne le pardon, la paix avec Dieu et la joie du salut. Cessez de chercher votre joie dans ce qui ne peut pas véritablement satisfaire votre cœur. Venez à Jésus avec vos fautes et avec votre fardeau. Il est prêt à vous pardonner et à vous donner la joie du salut. Souvenez-vous également chaque jour de la grâce que vous avez reçue. Prenez le temps de remercier Dieu pour votre salut. La reconnaissance nourrit la joie et garde notre cœur près du Seigneur. La vraie joie commence lorsque Jésus enlève le poids du péché. La joie demeure même dans l’épreuve La joie chrétienne ne signifie pas que nous serons exempts de problèmes. Elle signifie que Dieu demeure présent avec nous au milieu de nos problèmes. L’apôtre Paul a écrit : « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur » (Philippiens 4.4). Lorsqu’il écrit ces paroles, Paul ne vit pas dans le confort et la facilité. Il connaît la souffrance, les oppositions, les prisons, les coups, les dangers et les pertes. Pourtant, Paul parle de joie. Pourquoi peut-il se réjouir malgré tout ce qu’il traverse ? Parce que sa joie ne dépend pas de sa situation. Sa joie dépend du Seigneur. Paul ne dit pas : « Réjouissez-vous toujours dans vos circonstances. » Il dit : « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur. » Les circonstances changent. La santé peut changer, les finances peuvent changer, les relations peuvent changer et le monde qui nous entoure peut changer. Mais Jésus-Christ ne change pas. La Bible déclare : « Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui, et pour toujours » (Hébreux 13.8). C’est pourquoi le croyant peut avoir des larmes dans les yeux tout en gardant une espérance dans son cœur. Il peut traverser une saison difficile sans être abandonné. Il peut être durement éprouvé tout en sachant que Dieu demeure avec lui. Jacques écrit : « Mes frères, quand vous passez par toutes sortes d’épreuves, considérez-vous comme heureux » (Jacques 1.2). Cela ne signifie pas que l’épreuve est agréable ou que nous devons nier notre souffrance. Cela signifie que Dieu peut agir même au milieu de l’épreuve. Il peut former notre foi, purifier notre cœur, nous rapprocher de lui et produire en nous une joie plus profonde que celle qui dépend uniquement du confort. Pensez à une bougie allumée dans une pièce obscure. Cette bougie ne supprime pas toute l’obscurité du monde extérieur.

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Cette série discute du maintien de l’Église dans un monde troublé, affirmant que Dieu préserve ses enfants dans les épreuves. Jésus n’a pas prié pour les retirer des conflits, mais pour qu’ils soient gardés. La protection divine implique une dépendance à la vérité, à la prière et à la sanctification. Au milieu des luttes, la victoire spirituelle est assurée.

Réflexion matinale

Actes 10.11-16 ne parle pas principalement de nourriture, mais de l’œuvre de Dieu qui allait accueillir les non-Juifs dans son peuple. Par cette vision répétée trois fois, Dieu préparait Pierre à ne plus considérer comme impurs ceux que Dieu voulait sauver par Jésus-Christ.

Fin des temps, Prédication, Retour de Jésus, Tribulation

Ce texte aborde les avertissements de Jésus concernant la fin des temps et l’abandon de la foi. Il souligne que beaucoup abandonneront par manque de profondeur spirituelle ou à cause de la séduction et du compromis. Toutefois, ceux qui persévéreront dans la foi jusqu’à la fin seront sauvés. L’appel est à la vigilance, la prière et un enracinement profond en Christ.

Fin des temps, Prédication, Retour de Jésus, Tribulation

Dans un monde troublé, Jésus met en garde contre les dangers des séductions qui infiltrent l’Église, se déguisant en messages spirituels trompeurs. Pour résister, les croyants doivent être enracinés dans la Parole de Dieu, vigilants et discernants. L’amour de la vérité est essentiel pour éviter de se laisser égarer par faux enseignements.

Réflexion matinale

Actes 3.25 nous rappelle que Dieu avait promis à Abraham de bénir toutes les familles de la terre à travers sa descendance. Cette descendance trouve son accomplissement en Jésus-Christ. En lui, la vraie bénédiction est offerte à tous, : le pardon, la repentance et le salut.

Réflexion matinale

Lévitique 2.13 nous rappelle que le sel accompagnait l’offrande comme signe de l’alliance avec Dieu. Il parle de fidélité, de pureté et de consécration. En Christ, notre vie entière devient une offrande appelée à garder la saveur d’une alliance vivante et durable.

Étude biblique

Ce texte examine le récit de l’homme riche et de Lazare (Luc 16.19-31) à la lumière de l’ensemble des Écritures. Il soulève douze questions importantes concernant l’état des morts, la résurrection, le jugement et l’espérance chrétienne, afin d’évaluer si Jésus présente une réalité littérale ou utilise un récit illustratif pour transmettre une vérité spirituelle profonde.

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