Une communauté animée par l’Esprit, enracinée dans la Parole et engagée dans la mission Depuis plus d’un siècle, le mouvement pentecôtiste a marqué l’histoire de l’Église mondiale par un renouveau spirituel puissant, centré sur la personne du Saint-Esprit, la prédication de l’Évangile et la vie de sanctification. Mais qu’est-ce qu’être une Église pentecôtiste aujourd’hui, dans un monde en rapide mutation, marqué par la sécularisation, le relativisme, l’individualisme et une recherche de sens toujours plus intense ? Être une Église pentecôtiste au 21e siècle, ce n’est pas seulement maintenir une tradition, c’est vivre une réalité spirituelle dynamique, biblique et actuelle. C’est répondre à l’appel du Christ avec foi, puissance et amour dans le monde contemporain. 1. Une Église centrée sur Jésus-Christ et la Parole de Dieu L’Église pentecôtiste est, avant tout, christo-centrique. Elle proclame que Jésus-Christ est le seul Sauveur, Seigneur et Roi. Son message est clair : Jean 14.6 – « Je suis, moi, le chemin, répondit Jésus, la vérité et la vie. Personne ne va au Père sans passer par moi. » Dans un monde confus, l’Église pentecôtiste reste fermement ancrée dans la Bible comme autorité suprême en matière de foi et de conduite. Elle croit que l’Écriture est inspirée, infaillible et toujours pertinente. La prédication biblique, vivante et sans compromis, occupe une place centrale dans les rassemblements. Elle rejette toute forme d’évangile déformé – qu’il s’agisse de l’évangile de prospérité, du relativisme spirituel ou d’un christianisme dépourvu de croix – pour revenir à l’Évangile pur et puissant de Jésus-Christ. 2. Une Église remplie et dirigée par le Saint-Esprit Le cœur de l’identité pentecôtiste, c’est la vie dans la puissance du Saint-Esprit. Le baptême dans le Saint-Esprit, comme au jour de la Pentecôte (Actes 2), est vu non comme une option, mais comme une nécessité pour une vie chrétienne victorieuse et un ministère efficace. Actes 1.8 – « Mais le Saint-Esprit descendra sur vous : vous recevrez sa puissance et vous serez mes témoins… » L’Église pentecôtiste croit que les dons spirituels (1 Corinthiens 12 et 14), comme le parler en langues, la prophétie, les guérisons et les miracles, sont toujours actuels. Ces dons sont exercés dans l’amour, pour l’édification du corps et le témoignage au monde. Dans un siècle où la technologie domine, où l’humanité cherche à contrôler tout par la raison, l’Église pentecôtiste affirme avec force que Dieu agit encore de manière surnaturelle aujourd’hui. 3. Une Église en feu pour la mission et l’évangélisation Être pentecôtiste, c’est être passionné pour la mission. Le Saint-Esprit n’est pas donné seulement pour vivre une expérience personnelle, mais pour témoigner de Jésus-Christ avec audace. L’Église pentecôtiste au 21e siècle est appelée à être lumière dans les ténèbres, dans les villes comme dans les campagnes, dans les médias, sur les réseaux sociaux, dans les écoles, les hôpitaux et les familles. Elle croit que chaque croyant est un missionnaire potentiel, appelé à vivre sa foi publiquement, avec compassion et courage. Elle forme et envoie des disciples dans tous les milieux sociaux et toutes les nations. Matthieu 28.19-20 – « Allez donc dans le monde entier, faites des disciples parmi tous les peuples, baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit et enseignez-leur à obéir à tout ce que je vous ai prescrit. » 4. Une Église vivante, chaleureuse et ouverte L’Église pentecôtiste est communautaire. Elle célèbre la présence de Dieu avec joie, louange et liberté. Ses cultes sont vivants, expressifs, mais centrés sur Dieu. Elle valorise la prière fervente, la louange inspirée par l’Esprit, la communion fraternelle authentique, l’accueil de tous, peu importe leur passé, et la croissance spirituelle continue. Dans un monde marqué par la solitude, les blessures et les divisions, l’Église pentecôtiste doit être un lieu de guérison, d’amour et de transformation, où l’on peut expérimenter la présence tangible de Dieu. 5. Une Église engagée dans la société avec compassion et vérité Être pentecôtiste aujourd’hui, c’est aussi être engagé dans le monde réel, en portant la compassion de Christ aux pauvres, aux malades, aux exclus, aux jeunes en détresse et à ceux qui sont sans espoir. C’est oser proclamer la vérité biblique avec courage, même lorsqu’elle va à contre-courant des valeurs dominantes. C’est défendre la vie, la famille, la justice, la sainteté, tout en tendant la main avec miséricorde. C’est être le sel de la terre et la lumière du monde (Matthieu 5.13-14) dans une génération confuse. Une Église pour ce temps Être une Église pentecôtiste au 21e siècle, c’est : Être ancré dans la Parole, conduit par l’Esprit. Être centré sur Christ, et passionné par l’Évangile. Être vivant, authentique, puissant et aimant. Être une communauté de disciples engagés, remplis du Saint-Esprit, prêts à faire la différence dans ce monde jusqu’au retour glorieux du Seigneur Jésus. Ce n’est pas un label, c’est un mode de vie, une mission sacrée, une expérience vivante de Dieu pour aujourd’hui.
Pourquoi l’Église existe-t-elle ? Pourquoi sommes-nous encore ici, dans ce monde troublé, après avoir reçu le salut en Jésus-Christ ? La réponse est simple et puissante : nous existons pour mettre les gens en relation avec Jésus. C’est notre mission, notre privilège, et notre responsabilité. Jésus est la réponse aux besoins humains Dans un monde en quête de vérité, de paix et d’identité, Jésus est la réponse. Il a dit : « Je suis, moi, le chemin, répondit Jésus, la vérité et la vie. Personne ne va au Père sans passer par moi. » (Jn 14.6) Mettre une personne en relation avec Jésus, c’est l’inviter à découvrir celui qui guérit les cœurs brisés, qui restaure les vies détruites, qui pardonne les péchés et qui donne un sens éternel à l’existence. André est un exemple simple et puissant pour nous Dans Jean 1.41-42, nous découvrons André, l’un des premiers disciples de Jésus. Que fait-il après avoir trouvé le Messie ? Il court immédiatement vers son frère : « Il alla tout d’abord voir son frère Simon et lui dit : Nous avons trouvé le Messie (ce qui se traduit par Christ). Et il le conduisit auprès de Jésus. » André n’était pas un prédicateur célèbre. Il n’a pas écrit d’épîtres. Mais il a amené Pierre à Jésus — celui que Dieu utilisera puissamment pour fonder l’Église. Ce geste simple a eu un impact éternel. Une mission pour chaque croyant Ce que Dieu attend de nous, ce n’est pas forcément de prêcher à des foules, mais d’être des ponts vivants entre Jésus et les gens autour de nous : amis, famille, collègues, voisins. Comme Philippe qui va dire à Nathanaël : « Nous avons trouvé celui dont Moïse a parlé dans la Loi et que les prophètes ont annoncé : c’est Jésus, le fils de Joseph, de la ville de Nazareth. » (Jn 1.45) Et quand Nathanaël doute, Philippe ne débat pas avec lui. Il l’invite simplement en disant : « Viens et vois toi-même ! » (Jn 1.46) C’est tout ce qu’on nous demande : inviter, partager, témoigner, aimer. Le Saint-Esprit fait le reste. L’amour qui cherche l’autre Mettre quelqu’un en relation avec Jésus, ce n’est pas imposer une religion. C’est lui offrir une rencontre avec le Sauveur du monde. C’est tendre la main à ceux qui souffrent. C’est dire, avec compassion : « Je connais quelqu’un qui peut changer ta vie. » Tout comme la femme samaritaine, après sa rencontre avec Jésus va dire aux gens de sa ville : « Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Et si c’était le Messie ? » (Jn 4.29) Cette femme, brisée, rejetée, devient une messagère. Son témoignage a attiré tout un village à Jésus. Une Église tournée vers l’extérieur Une Église qui existe pour mettre les gens en relation avec Jésus ne se replie pas sur elle-même. Elle ouvre ses portes, tend les bras, prie pour les perdus, investit dans la mission, forme des disciples, et surtout… aime les gens comme Jésus les aime. L’apôtre Paul va dire : « Mais comment feront-ils appel à lui s’ils n’ont pas cru en lui ? Et comment croiront-ils en lui s’ils ne l’ont pas entendu ? Et comment entendront-ils s’il n’y a personne pour le leur annoncer ? » (Rm 10.14) Ce verset nous interpelle tous. Si nous ne parlons pas de Jésus, qui le fera ? Ta vie peut devenir une passerelle vers Jésus Aujourd’hui, Dieu t’invite à faire partie de son plan parfait. Il cherche des hommes et des femmes prêts à dire : « Je suis prêt, envoie-moi. » — (Ésaïe 6.8) Qui dans ton entourage a besoin de rencontrer Jésus ? Qui attend que tu dises : “Viens et vois” ? Ne sous-estime jamais ce que Dieu peut faire à travers une simple invitation, un mot d’espoir, un acte d’amour. Ta vie peut être le lien entre le ciel et une âme perdue.
Depuis des siècles, des croyants de divers horizons vivent une expérience spirituelle puissante et transformatrice : le parler en langues. Malheureusement, ce don tend à disparaitre parce qu’il n’est plus enseigner ou encore limité voir même interdit en certain endroit. Dans les faits, certains affirment que ce don, ainsi que d’autres dons spirituels, auraient cessé à la fin du 1er siècle avec la mort des apôtres niant par le fait même les récits bibliques et historiques. Cette doctrine du « cessationnisme » se base souvent sur une lecture partielle ou mal interprétée de certains textes bibliques. Ce qui a pour effet que de plus en plus d’Église, même charismatique, influencée par cette fausse doctrine, délaisse ce don du parler en langues attristant le Saint-Esprit par le fait même et perdant la présence de celui-ci dans leur rassemblement. Mais qu’en dit réellement la Parole de Dieu ? Le parler en langues est-il encore un don actif dans l’Église ? Examinons ensemble les Écritures. Jésus a annoncé un parler en langues durable Le passage de Marc 16.17 nous rapporte ceci : « Voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom, ils chasseront des démons, ils parleront en langues nouvelles… Comme nous pouvons le constater ces paroles de Jésus ne contiennent aucune limite temporelle. Il ne dit pas « les apôtres », mais « ceux qui auront cru ». C’est un terme ouvert qui inclut tous les croyants de tous les temps. Ainsi, le parler en langues est donc présenté par le Seigneur lui-même comme un signe destiné à accompagner les croyants, et non seulement les premiers apôtres. Le jour de la Pentecôte : un modèle pour toute l’Église Le livre des Actes 2.4 nous rapporte une chose intéressante : « Ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et se mirent à parler en d’autres langues, comme l’Esprit leur donnait de s’exprimer. Ce n’est pas seulement les apôtres qui ont parlé en langues ce jour là, mais tous les 120 réunis dans la chambre haute (Actes 1.15). Plus encore, Pierre déclare que cette effusion n’est pas limitée à ce moment précis lorsqu’il dit : « Cette promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, aussi nombreux que le Seigneur notre Dieu les appellera. » (Actes 2.39) Ainsi, la promesse du Saint-Esprit et de ses manifestations (y compris le parler en langues) n’est donc pas limitée à une génération, mais elle est destinée à tous ceux que Dieu appellera – c’est-à-dire jusqu’à aujourd’hui. Nous sommes ceux que Dieu appelle et donc cette promesse est encore pour nous aujourd’hui. Paul enseigne l’importance continue du parler en langues L’apôtre Paul, bien qu’il reconnaisse la supériorité de la prophétie dans l’assemblée (1 Corinthiens 14), ne rejette jamais le parler en langues. Au contraire, il va dire : « Je voudrais que vous parliez tous en langues… » (1 Corinthiens 14.5) Il va aussi dire : « Je rends grâce à Dieu de ce que je parle en langues plus que vous tous. » (1 Corinthiens 14.18) Puis, il écrit une chose remarquable : «N’empêchez pas de parler en langues. » (1 Corinthiens 14.39) Dans ce que nous venons de voir et ailleurs dans tout le Nouveau Testament il n’y a de mention d’un arrêt à venir de ce don. Paul exhorte même les croyants à ne pas l’interdire, ce qui serait incohérent s’il était destiné à disparaître peu après. Son enseignement montre que le parler en langues est une pratique normale et bénéfique pour l’Église. La cessations de ces dons n’a jamais été enseigner ni par le Seigneur Jésus, ni par ls apôtres. Le don de parler en langues est lié à l’édification personnelle Paul écrit que : « Celui qui parle en langues s’édifie lui-même… » (1 Corinthiens 14.4) En réalité, ce don n’est pas seulement un signe pour les autres, mais aussi un moyen d’édification spirituelle personnelle. Il va de soit que Dieu, dans son infini sagesse, n’aurait pas donné un outil d’édification pour l’abandonner peu après. En réalité, l’édification personnelle est un besoin constant dans la vie de haque croyant. Réalison que de se priver de ce don c’est se faire plus de tort que de bien. Qu’on le veuille ou non ce don reste utile pour cela aujourd’hui encore. Le passage souvent cité pour justifier le cessationnisme ne soutient pas cette doctrine Les Écritures enseignes que « … les prophéties cesseront, les langues inconnues prendront fin, et la connaissance particulière cessera. …mais le jour où la perfection apparaîtra, ce qui est partiel cessera.» (1 Corinthiens 13.8-10) À la lecture de ce passage, certains affirment que « ce qui est parfait » fait référence à la Bible, déjà complète, et que les dons comme les langues ont donc cessé. Mais cela ne résiste pas à l’examen biblique comme nous allons le voir. D’abord, le contexte du chapitre 13 parle du jour où la perfection apparaîtra, c’est-à-dire le retour glorieux du Seigneur Jésus, où nous verrons directement (verset 12) et non de la Parole de Dieu. Ensuite, il est dit qu’aujourd’hui, nous ne voyons que d’une manière indirecte, comme « dans un miroir » d’une manière pas très claire parce que les miroirs de l’époque n’avait pas la qualité de réflexion de nos miroirs d’aujourd’hui. Finalement, les dons spirituels sont donc encore nécessaires, tant que nous vivons dans un monde imparfait. Les témoignages bibliques et historiques après les apôtres Même après la mort des apôtres, des témoignages existent dans l’histoire de l’Église concernant le parler en langues. De nombreux réveils spirituels (à travers les siècles et notamment au XXe siècle) ont été marqués par cette manifestation du Saint-Esprit. Cela démontre que Dieu continue de répandre son Esprit avec puissance, comme promis dans Joël 2 et repris dans Actes 2. Des exemples bibliques après la Pentecôte Le parler en langues n’est pas un phénomène unique à Actes 2. On le retrouve plusieurs fois dans le livre des Actes, après la Pentecôte et en dehors du cercle des apôtres : Actes 10.44-46 – Chez Corneille et les païensAlors
La question du rôle des femmes dans l’Église, en particulier leur droit de prêcher, suscite encore aujourd’hui des débats dans plusieurs milieux chrétiens. Certains s’appuient sur des versets sortis de leur contexte pour leur interdire toute forme d’enseignement public. Ce qui est paradoxal c’est qu’on permet aux femmes d’enseigner les enfants à l’école du dimanche. Pourtant, lorsqu’on lit les Écritures dans leur ensemble, on découvre un témoignage fort et cohérent : Dieu appelle aussi les femmes à proclamer sa Parole. Ce texte présente une réflexion biblique claire montrant que la prédication féminine n’est pas une nouveauté culturelle, mais un prolongement légitime de l’œuvre de Dieu dans son Église. Dieu a utilisé des femmes pour parler en son nom Dans l’Ancien Testament, plusieurs femmes ont reçu un appel prophétique. Elles ont proclamé la volonté de Dieu, enseigné le peuple, et ont été publiquement reconnues dans leurs fonctions spirituelles. Par exemple, Myriam, la sœur de Moïse, est appelée prophétesse et conduit le peuple dans la louange : Exode 15.20 – « Myriam, la prophétesse, sœur d’Aaron, prit un tambourin dans sa main, et toutes les femmes la suivirent… » Débora, pour sa part, est une autre figure centrale. Elle était à la fois prophétesse et juge, c’est-à-dire dirigeante d’Israël : Juges 4.4-5 – « À cette époque, Débora, une prophétesse, femme de Lappidoth, exerçait la fonction de juge en Israël. Elle siégeait sous le palmier de Débora… et les Israélites montaient vers elle pour obtenir justice. » Enfin, Hulda est consultée par les responsables religieux eux-mêmes à une époque de réforme spirituelle : 2 Rois 22.14-16 – « Ils allèrent trouver la prophétesse Hulda… Elle leur dit : Voici ce que dit l’Éternel… » Ces exemples montrent que Dieu a aussi utilisé des femmes pour transmettre sa parole au peuple dans l’ancienne alliance.. Jésus a honoré les femmes comme messagères de la Bonne Nouvelle La plus grande nouvelle de l’histoire, celle de la résurrection, a été confiée à une femme. Jésus ressuscité apparaît à Marie de Magdala et lui confie une mission : Jean 20.17-18 – « Jésus lui dit : Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères et dis-leur… Marie de Magdala alla annoncer aux disciples qu’elle avait vu le Seigneur. » Jésus ne choisit pas un apôtre masculin, mais confie à une femme la première proclamation du cœur de l’Évangile. Cela témoigne de la confiance qu’il avait envers ses disciples féminines. De plus, Jésus a constamment valorisé les femmes tout au long de son ministère. Il a enseigné Marie de Béthanie, assise à ses pieds comme un disciple (Luc 10.39), et il a dialogué avec la Samaritaine, à qui il a révélé son identité messianique et qui fut une évangéliste pour son peuple. (Jean 4.26). Jésus a brisé les barrières culturelles de son époque et a libéré la parole des femmes pour le Royaume. Le Saint-Esprit appelle aussi les femmes à prophétiser et enseigner Lors de la Pentecôte, l’apôtre Pierre cite le prophète Joël pour expliquer ce qui se passe. Ce passage est fondamental, car il montre que la prophétie – forme de proclamation inspirée – est donnée aussi bien aux hommes qu’aux femmes. Actes 2.17-18 – « Voici ce qui arrivera dans les derniers jours, dit Dieu : je répandrai de mon Esprit sur tout le monde ; vos fils et vos filles prophétiseront… même sur mes serviteurs et sur mes servantes, je répandrai de mon Esprit. » Plus tard, Luc nous rapporte que les quatre filles de Philippe exerçaient un ministère prophétique : Actes 21.9 – « Il avait quatre filles vierges qui prophétisaient. » La prophétie biblique est bien plus qu’un encouragement personnel : c’est un message public pour édifier l’Église. Ces femmes avaient donc une fonction visible et reconnue au sein de la communauté chrétienne. Paul reconnaît le ministère féminin dans l’Église L’apôtre Paul lui-même mentionne et recommande plusieurs femmes engagées dans le service de l’Église. Romains 16.1-2 – « Je vous recommande notre sœur Phébée, qui est servante (diaconesse) de l’Église de Cenchrées. » Romains 16.3 – « Saluez Prisca et Aquilas, mes compagnons d’œuvre en Jésus-Christ… » Prisca (ou Priscille) joue un rôle actif dans l’enseignement. Elle et son mari Aquilas enseignent à Apollos, un prédicateur éloquent : Actes 18.26 – « Ils le prirent avec eux et lui exposèrent plus exactement la voie de Dieu. » Enfin, Paul mentionne aussi Junias comme apôtre : Romains 16.7 – « Saluez Andronicus et Junias… Ils sont remarquables parmi les apôtres. » Ces femmes ne sont pas mentionnées par politesse. Paul les considère comme de véritables collaboratrices dans l’œuvre du Seigneur. Qu’en est-il de 1 Timothée 2.12 ? Un des versets les plus invoqués pour interdire aux femmes d’enseigner est le suivant : 1 Timothée 2.12 – « Je ne permets pas à la femme d’enseigner ni de prendre autorité sur l’homme… » Ce verset mérite une attention particulière. Il ne s’agit pas d’un commandement universel, mais d’une réponse pastorale à une situation locale à Éphèse, où des femmes non formées propageaient des erreurs (cf. 1 Timothée 1.3-7). Si ce verset était une règle absolue, Paul se contredirait en reconnaissant ailleurs des femmes prophétesses, enseignantes, apôtres et collaboratrices. Les instructions de Paul dans 1 Timothée visent donc à corriger un désordre doctrinal, et non à exclure toutes les femmes de l’enseignement spirituel. La prédication féminine est un don, non une rébellion Prêcher n’est pas une question de pouvoir, mais de service. Lorsqu’une femme est remplie de l’Esprit, appelée par Dieu, et fidèle à la saine doctrine, rien dans la Bible ne lui interdit de proclamer l’Évangile. Galates 3.28 – « Il n’y a plus ni homme ni femme : vous êtes tous un en Jésus-Christ. » 1 Thessaloniciens 5.19-20 – « N’éteignez pas l’Esprit. Ne méprisez pas les prophéties. » Interdire à une femme de prêcher, quand Dieu l’appelle et l’équipe pour le faire, c’est résister à l’Esprit et éteindre un feu divin que l’Église a besoin d’entendre. Femmes, levez-vous