Adoption, Amour de Dieu, Famille de Dieu

« En effet, vous n’avez pas reçu un Esprit qui fait de vous des esclaves et vous ramène à la crainte : non, vous avez reçu l’Esprit en conséquence de votre adoption par Dieu comme ses fils et ses filles. Car c’est par cet Esprit que nous crions : Abba, c’est-à-dire Père ! » (Romains 8.15) Il existe une grande différence entre être pardonné par un juge et être accueilli par un père. Le pardon enlève la condamnation, mais l’adoption nous donne une place dans une famille. Dans Romains 8, l’apôtre Paul s’adresse à des croyants qui ont reçu une vie nouvelle par Jésus-Christ. Il leur rappelle qu’ils ne sont plus sous la condamnation et qu’ils ne doivent plus vivre comme des esclaves dominés par la peur. Par Jésus-Christ, Dieu ne s’est pas contenté d’effacer leur dette. Il les a reçus comme ses fils et ses filles. Voilà l’une des vérités les plus touchantes de l’Évangile. Dieu est saint, juste, bon et rempli d’amour. Cependant, nous avons tous péché et nous nous sommes éloignés de lui, comme nous le dit la Bible (Romains 3.23). Aucun effort, aucune bonne œuvre et aucune religion ne peuvent nous sauver (Éphésiens 2.8-9). Pourtant, Dieu a envoyé son Fils. Jésus est mort à notre place, il est ressuscité et il ouvre la maison du Père à tous ceux qui se repentent et placent leur confiance en lui. Par Christ, Dieu délivre ceux qui croient de l’esclavage de la peur, les reçoit comme ses enfants et leur donne une espérance éternelle. 1. Le péché nous éloigne du Père et nous enferme dans la peur Paul dit que nous n’avons pas reçu un Esprit qui nous ramène à la crainte. Cette parole nous rappelle notre ancienne condition, celle de personnes séparées de Dieu par le péché. Après avoir désobéi, Adam dit à Dieu : « J’ai entendu ta voix dans le jardin et j’ai eu peur, car je suis nu ; alors je me suis caché » (Genèse 3.10). Le péché a produit la honte, la peur et la fuite. Adam ne court plus vers Dieu, il se cache. Depuis ce jour, l’être humain agit souvent de la même manière. Il dissimule sa faute, se justifie ou fuit la présence de Dieu. Notre véritable problème n’est donc pas seulement la peur. C’est le péché qui nous sépare du Dieu saint. Nous pouvons fréquenter une Église et accomplir de bonnes actions tout en gardant un cœur éloigné de Dieu. Nous ne pouvons pas nous sauver nous-mêmes ni nous faire adopter par nos propres efforts dans la famille de Dieu. Imaginons un enfant qui a brisé un objet précieux et qui se cache. Son premier besoin n’est pas d’apprendre à mieux dissimuler sa faute. Il doit sortir de sa cachette, reconnaître ce qu’il a fait et revenir vers celui qu’il a offensé. Cette comparaison décrit notre condition devant Dieu. Vous qui ne connaissez pas encore Jésus-Christ, ne vous cachez plus. Dieu connaît votre vie, mais il vous appelle à venir à lui. Et vous qui croyez, lorsque vous péchez, ne fuyez pas le Père. Confessez votre faute, abandonnez-la et revenez à lui par Jésus-Christ. La grâce ne nous autorise pas à demeurer dans le péché. Elle nous ramène dans la lumière afin que Dieu nous transforme. 2. Jésus-Christ nous ouvre la maison du Père Comment des pécheurs peuvent-ils devenir enfants du Dieu saint ? Ce n’est pas parce que Dieu ignore le mal. C’est parce que Jésus-Christ a porté notre condamnation. Jean écrit : « Certains pourtant l’ont accueilli ; ils ont cru en lui. À tous ceux-là, il a accordé le privilège de devenir enfants de Dieu » (Jean 1.12). Ce privilège est accordé à ceux qui accueillent Jésus-Christ et placent leur confiance en lui. Nous ne devenons pas enfants de Dieu par notre naissance naturelle, notre famille, notre moralité ou nos pratiques religieuses. Nous le devenons par grâce, en recevant le Fils de Dieu. Jésus-Christ est le Fils éternel venu dans le monde pour nous sauver. À la croix, l’innocent est mort pour les coupables. La Bible déclare : « Christ lui-même a souffert la mort pour les péchés, une fois pour toutes. Lui l’innocent, il est mort pour des coupables, afin de vous conduire à Dieu » (1 Pierre 3.18). Jésus a porté nos péchés et notre condamnation. Le troisième jour, il est véritablement ressuscité d’entre les morts (1 Corinthiens 15.3-4). Parce qu’il vit, tous ceux qui croient en lui peuvent recevoir le pardon, une vie nouvelle et l’accès au Père. Lorsqu’un enfant est adopté légalement, il ne reçoit pas seulement un document. Il reçoit une place véritable dans la famille. Il entre dans une maison, porte un nom et devient héritier. De même, Jésus ne nous sauve pas pour nous laisser à la porte. Il nous conduit jusqu’au Père. Vous qui ne connaissez pas encore Christ, Dieu ne vous appelle pas simplement à devenir plus religieux. Il vous appelle à recevoir son Fils. Vous ne pouvez pas acheter cette adoption ni la mériter. Venez les mains vides, reconnaissez votre péché et placez votre confiance en Jésus-Christ. Vous qui croyez, votre identité ne dépend plus du regard des autres. En Christ, vous appartenez au Père. Cette assurance ne produit pas la négligence, mais la reconnaissance, l’obéissance et le désir de ressembler davantage à Jésus. 3. L’Esprit nous apprend à vivre comme des enfants et des héritiers L’adoption n’est pas seulement une vérité à comprendre. Le Saint-Esprit rend cette relation vivante dans notre cœur. Par lui, nous pouvons crier : « Abba, Père ! » Paul ajoute : « Et puisque nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu, et donc cohéritiers de Christ, puisque nous souffrons avec lui pour avoir part à sa gloire » (Romains 8.17). Être enfant de Dieu signifie que nous pouvons nous approcher du Père avec confiance. Nous pouvons lui confier nos fardeaux, recevoir sa correction et chercher sa volonté. Il est un Père saint et fidèle qui