Encouragement, Persévérance, Prédication

Comment tenir bon jusqu’au bout ? « Oui, vous avez besoin de persévérance pour accomplir la volonté de Dieu et obtenir ainsi ce qui vous est promis » (Hébreux 10.36). Introduction S’il y a une chose que nous avons besoin d’entendre, c’est bien celle-ci : comment tenir bon jusqu’au bout ? La persévérance est une qualité dont nous avons tous besoin. Il est facile de commencer quelque chose avec enthousiasme, mais il est beaucoup plus difficile de continuer lorsque le chemin devient difficile. Dans la vie chrétienne, persévérer ne signifie pas que nous ne ressentons jamais la faiblesse, le découragement ou la fatigue. Cela signifie que, malgré notre faiblesse, nous continuons à regarder à Jésus. Beaucoup abandonnent trop tôt. Pourtant, la Bible nous rappelle que la vie chrétienne est une course et que cette course demande de l’endurance : « Courons avec endurance l’épreuve qui nous est proposée. Gardons les yeux fixés sur Jésus » (Hébreux 12.1-2). La persévérance n’est pas seulement une force de caractère. C’est une grâce que Dieu produit dans le cœur de ceux qui lui font confiance. Dieu nous appelle à persévérer dans la foi parce que sa promesse demeure certaine, même lorsque le chemin devient difficile. 1. La persévérance nous garde attachés à Dieu Quand les circonstances deviennent difficiles, notre premier réflexe peut être de nous éloigner de Dieu. Nous pouvons penser que Dieu nous a oubliés, qu’il ne nous entend plus ou que nos efforts ne servent à rien. Mais la persévérance nous apprend précisément le contraire : elle nous apprend à rester près du Seigneur même lorsque nous ne comprenons pas tout. Jésus a dit : « Celui qui tiendra bon jusqu’au bout sera sauvé » (Matthieu 24.13). Ce verset nous rappelle que la foi véritable ne se limite pas à un bon départ. Persévérer, c’est continuer à prier même lorsque la réponse tarde. C’est continuer à croire même lorsque les émotions ne suivent pas. C’est continuer à obéir même lorsque cela coûte. C’est continuer à aimer Dieu même lorsque la vie devient lourde. La persévérance n’est donc pas l’absence de combat. Elle est la décision de ne pas abandonner Jésus au milieu du combat. Un arbre ne devient pas solide en une seule journée. Il grandit lentement. Ses racines descendent profondément dans la terre, souvent dans le silence, sans que personne ne voie ce qui se passe. Lorsque les vents violents arrivent, ce sont pourtant ces racines profondes qui lui permettent de rester debout. Il en est de même pour le croyant. Ce qui nous garde debout dans la tempête, ce ne sont pas seulement nos paroles ou nos émotions, mais notre attachement profond à Dieu. 2. La persévérance nous forme dans l’épreuve Les épreuves ne sont jamais agréables. Personne ne recherche naturellement la souffrance, la déception ou l’opposition. Pourtant, Dieu peut se servir des moments difficiles pour former quelque chose de précieux en nous. Jacques écrit : « Car vous le savez : si votre foi résiste à l’épreuve, celle-ci produit la persévérance. Mais il faut que votre persévérance aille jusqu’au bout de ce qu’elle peut faire pour que vous soyez parfaitement qualifiés, sans défaut, et qu’il ne vous manque rien » (Jacques 1.3-4). Ce passage nous montre un véritable processus spirituel. Premièrement vient l’épreuve : des situations difficiles entrent dans notre vie. Dieu peut permettre ces épreuves, mais elles ne sont pas destinées à nous détruire. Deuxièmement vient une foi qui résiste : au milieu de l’épreuve, nous choisissons de continuer à faire confiance à Dieu. Une foi authentique apprend ainsi à tenir bon au milieu des difficultés. Troisièmement vient la persévérance. L’épreuve de notre foi produit progressivement en nous la capacité de continuer sans abandonner. Quatrièmement, cette persévérance doit aller jusqu’au bout de son œuvre. Dieu nous appelle à tenir avec endurance et à ne pas interrompre prématurément ce qu’il est en train de produire en nous. Enfin vient le résultat : nous devenons plus mûrs, plus solides et mieux affermis dans notre foi (Jacques 1.3-4). L’épreuve n’est donc pas nécessairement la fin de l’histoire. Elle peut faire partie du processus par lequel Dieu nous transforme et nous rend progressivement plus semblables à Christ. L’épreuve révèle également ce qui se trouve dans notre cœur. Elle montre si notre foi repose seulement sur les bénédictions visibles ou si elle repose véritablement sur Dieu lui-même. Quand tout va bien, il est facile de dire : « Je crois en Dieu. » Mais lorsque les choses deviennent difficiles, notre foi est éprouvée. C’est alors que Dieu travaille notre caractère, notre patience, notre humilité et notre dépendance envers lui. Persévérer dans l’épreuve ne consiste pas à faire semblant que tout va bien. Nous pouvons reconnaître notre souffrance tout en continuant à faire confiance à Dieu : « Seigneur, je souffre, je ne comprends pas tout, mais je choisis de te faire confiance. » L’or doit passer par le feu pour être purifié. Le feu ne détruit pas l’or, il permet d’en révéler la valeur et d’en retirer les impuretés. De la même manière, Dieu peut utiliser certaines épreuves pour purifier notre foi, enlever ce qui nous éloigne de lui et nous rendre plus solides. Pierre écrit : « Voilà ce qui fait votre joie, même si, actuellement, il faut que vous soyez attristés pour un peu de temps par diverses épreuves : celles-ci servent à éprouver la valeur de votre foi. Le feu du creuset n’éprouve-t-il pas l’or qui pourtant disparaîtra un jour ? Pourtant, votre foi qui a résisté à l’épreuve a une valeur beaucoup plus précieuse. Elle vous vaudra louange, gloire et honneur, lorsque Jésus-Christ apparaîtra » (1 Pierre 1.6-7). 3. La persévérance nous conduit vers la récompense promise Nous vivons présentement dans notre Église un moment de transition. Ce temps peut parfois nous sembler long, et nous pouvons nous demander combien de temps encore nous devrons attendre. Pourtant, il faut laisser la persévérance accomplir son œuvre. Même si cela paraît long, même si nous ne voyons pas encore la pluie