Jésus-Christ

Amour de Dieu, Jésus-Christ, Pardon, Prédication

TOUT EST ACCOMPLI La victoire de la croix Le monde a l’habitude de célébrer la victoire lorsque tout va bien : quand le héros triomphe, quand le combat est terminé, quand la partie est gagnée. Pourtant, au sommet du Calvaire, la victoire de Dieu s’est déclarée dans une apparente défaite. Jésus n’est ni couronné ni applaudi. Il est abandonné, nu, cloué, suspendu entre ciel et terre. Les disciples d’Emmaüs exprimaient ce découragement lorsqu’ils disaient : « Nous avions espéré qu’il était celui qui devait délivrer Israël. Mais hélas ! Voilà déjà trois jours que tout cela est arrivé » (Luc 24.21). Pourtant, sur la croix, Jésus prend le vinaigre. Un dernier souffle jaillit, non comme une plainte, mais comme une proclamation : « Quand il eut goûté le vinaigre, Jésus dit : Tout est accompli. Il pencha la tête et rendit l’esprit » (Jean 19.30). Ce n’est pas un geste arraché de force, car Jésus avait déclaré auparavant : « Personne ne peut m’ôter la vie : je la donne de mon propre gré. J’ai le pouvoir de la donner et de la reprendre. Tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père » (Jean 10.18). Le mot grec utilisé en Jean 19.30 est τετέλεσται (tetélestai), un verbe au temps parfait. Ce temps verbal déclare une œuvre accomplie dont les effets demeurent. Autrement dit, un état achevé dans le passé produit encore des résultats permanents dans le présent. Jésus ne dit donc pas seulement : « J’ai accompli », mais : « C’est accompli pour toujours et l’effet demeure. » Le parfait grec exprime quelque chose d’achevé définitivement, complété avec un résultat permanent qui demeure valable maintenant et pour l’avenir. C’est pourquoi τετέλεσται porte une profondeur théologique extraordinaire : le salut est accompli définitivement et les effets demeurent. Ce mot change tout. Ce mot renverse Satan, ferme la bouche de l’accusateur, ouvre l’accès à Dieu et donne une espérance inébranlable. 1. « Tout est accompli » : l’accomplissement des Écritures Dieu n’improvise pas le salut. Tout est écrit, tout est voulu, tout est prophétisé. Cela fait partie de son plan parfait, que rien ni personne ne pouvait contrecarrer. Ésaïe avait annoncé un Serviteur souffrant : « Mais c’est pour nos péchés qu’il a été percé, c’est pour nos fautes qu’il a été brisé. Le châtiment qui nous donne la paix est retombé sur lui et c’est par ses blessures que nous sommes guéris » (Ésaïe 53.5). Le mot « guéris » demande un contexte précis, car il peut signifier plusieurs choses. Ici, selon le contexte, il s’agit du pardon. David avait prophétisé la crucifixion (Psaume 22) et Zacharie annonçait le transpercé (Zacharie 12.10). La croix n’est donc pas un accident religieux : c’est l’aboutissement du plan rédempteur. Notre foi ne repose pas sur des mythes, mais sur des promesses accomplies. Dans le cas du salut, il ne s’agit pas de promesses à venir, mais de promesses déjà accomplies. Ainsi, le croyant ne vit pas dans l’incertitude, mais dans la fidélité prophétique de Dieu. Lorsque Jésus lit Ésaïe dans la synagogue de Nazareth, il déclare : « Aujourd’hui même, pour vous qui l’entendez, cette prophétie de l’Écriture est devenue réalité » (Luc 4.21). Jackie Hill Perry résume cette certitude ainsi : « Nous ne marchons pas vers l’inconnu, nous marchons dans ce que Dieu a déjà décrété. » L’appel est simple : ne vis pas sur ce que tu ressens, mais sur ce que Dieu a dit. Sa Parole est du solide. 2. « Tout est accompli » : l’expiation du péché Lorsque Jésus déclare « Tout est accompli », il utilise le langage du paiement. Dans les marchés du premier siècle, le mot tetelestai validait une facture payée. Le péché exigeait un jugement. La loi demandait un sacrifice. La justice réclamait la mort. Alors Jésus est devenu l’Agneau de Dieu (Jean 1.29), l’offrande parfaite (Hébreux 9.14), le substitut volontaire (1 Pierre 3.18). Paul résume ainsi ce mystère : « Christ est mort pour nos péchés, conformément aux Écritures » (1 Corinthiens 15.3). Aucune œuvre humaine ne complète la croix. Aucune religion n’y ajoute. Aucune performance ne la renforce. Voilà pourquoi la culpabilité n’a plus autorité, pourquoi la condamnation n’a plus de place, et pourquoi le croyant peut marcher dans la liberté. Au moment où Jésus meurt, dans le temple, le voile se déchire (Matthieu 27.51). Le mur tombe. L’accès est ouvert. John Piper le formule ainsi : « Jésus n’est pas mort pour rendre le salut possible — il est mort pour l’accomplir. » L’appel demeure clair : dépose ta condamnation, pose ton fardeau, reçois la grâce déjà payée. 3. « Tout est accompli » : la victoire contre l’ennemi Le diable n’est pas vainqueur à la croix : il est exposé. Il pensait détruire Jésus, mais Jésus détruit ses œuvres. Malheureusement, beaucoup de croyants mettent aujourd’hui plus d’emphase sur les œuvres du diable que sur la victoire de la croix, et ils confondent souvent l’œuvre de Satan avec les œuvres de la chair. Mais la vérité demeure : le diable a été vaincu à la croix. « Le Fils de Dieu est précisément apparu pour détruire les œuvres du diable » (1 Jean 3.8). À la croix, l’accusateur perd sa voix. Le péché est expié, la loi satisfaite, la mort désarmée. Paul déclare : « Il a désarmé toute Autorité, tout Pouvoir, les donnant publiquement en spectacle quand il les a traînés dans son cortège triomphal après sa victoire à la croix » (Colossiens 2.15). La croix n’est pas une faiblesse, mais un trône de jugement, un acte de guerre, un revers cosmique. Voilà pourquoi le croyant n’est pas esclave, n’est pas vaincu, mais marche dans une victoire acquise. Alors que Jésus expire, le centurion s’écrie : « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu ! » (Marc 15.39). Même l’ennemi doit admettre la royauté de Christ. David Platt le rappelle : « Satan n’a plus d’arme : la dette est annulée. » L’appel final est limpide : ne combat pas pour la victoire — combats à partir de la victoire. Conclusion : ce n’est pas un mot final, c’est un sceau éternel Le chrétien n’ajoute rien :

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Jésus-Christ : accomplissement de toutes les promesses Le « Oui » définitif de Dieu Depuis les origines, Dieu a parlé à son peuple à travers les alliances, les promesses et les prophètes. Abraham a reçu la promesse d’une descendance bénie, Israël celle d’un pays et d’une relation privilégiée avec Dieu, et David celle d’un roi éternel sur son trône. Cependant, toutes ces promesses ne trouvaient pas leur pleine réalisation dans l’histoire d’Israël. Elles pointaient vers quelqu’un de plus grand. Cette personne, c’est Jésus-Christ. Paul résume cela magnifiquement en écrivant : « Car Jésus-Christ, le Fils de Dieu, que moi-même comme Silvain et Timothée nous avons proclamé parmi vous, n’a pas été à la fois oui et non. En lui était le oui : car c’est en lui que Dieu a dit “oui” à tout ce qu’il avait promis. Aussi est-ce par lui que nous disons “oui”, “amen”, pour que la gloire revienne à Dieu » (2 Corinthiens 1.19-20). Paul écrivait aux chrétiens de Corinthe pour défendre l’intégrité de son ministère, car certains l’accusaient d’être instable à cause de ses changements de projets de voyage. Il répond en disant qu’il n’est pas comme quelqu’un qui dit « oui » et « non » en même temps, mais que son message est cohérent. Puis il élargit son argument en montrant que l’Évangile, lui, n’est jamais incertain. En Christ, il n’y a pas de contradiction, mais une affirmation claire et définitive. Jésus-Christ n’est donc pas une promesse incertaine ou conditionnelle, mais la confirmation totale et irrévocable de la fidélité de Dieu. Tout ce qu’il avait annoncé à travers les patriarches, les prophètes et les alliances trouve sa pleine réalisation en Jésus. En lui, Dieu a donné son « Oui » définitif. L’accomplissement des promesses en Christ Toutes les promesses bibliques convergent vers lui : celles faites à Abraham, à Israël, à David, et même la promesse de rédemption annoncée dès le jardin d’Éden. Il est la descendance promise à Abraham, le roi éternel promis à David, et le médiateur de la Nouvelle Alliance annoncé par Jérémie. Il est la clé de lecture de toute l’histoire biblique. En réponse à ce « Oui » de Dieu en Christ, les croyants répondent par un « Amen » de foi et de louange. Cela signifie que la foi chrétienne ne repose pas sur nos efforts ou nos mérites, mais sur l’assurance que Dieu a tenu et tiendra toutes ses promesses en Jésus. L’accomplissement des promesses en Christ n’a pas pour but premier notre confort, mais la gloire de Dieu. Toute l’histoire du salut met en lumière sa fidélité, son amour et sa puissance. Trois vérités fondamentales En Christ, toutes les promesses de Dieu trouvent leur accomplissement. Jésus lui-même a dit : « Il faut que s’accomplisse tout ce qui est écrit de moi dans la Loi de Moïse, dans les prophètes et dans les Psaumes » (Luc 24.44). Comme une pièce maîtresse qui donne cohérence à un puzzle, Jésus éclaire tout le plan divin. C’est pourquoi nos attentes et nos espoirs ne se trouvent pas dans des royaumes terrestres, ni dans la politique, ni dans nos projets humains, mais uniquement en lui. En Christ, la Nouvelle Alliance est scellée. Jérémie l’avait annoncée et Jésus l’a accomplie en versant son sang. Toutes les alliances de l’Ancien Testament — avec Abraham, au Sinaï, à la Pâque, dans le culte sacrificiel — préfiguraient cette réalité ultime. Un contrat écrit peut disparaître, mais ce que Dieu a inscrit dans nos cœurs par l’Esprit demeure éternellement. Cette alliance repose uniquement sur le sang de Jésus et accueille quiconque croit, sans distinction. En Christ enfin, Dieu a fait de nous un seul peuple. L’Église, peuple de la Nouvelle Alliance, rassemble Juifs et non-Juifs, tous unis par la foi en Jésus-Christ. Comme deux routes qui semblaient s’éloigner mais qui convergent à la croix, Dieu a abattu le mur de séparation pour former une humanité nouvelle réconciliée en son Fils. Conclusion C’est ainsi que nous devons voir le peuple de Dieu : uni sous la seigneurie de Jésus-Christ. Dieu n’a pas plusieurs voies de salut. Tout trouve son accomplissement en Jésus-Christ : le « Oui » définitif de Dieu, la Nouvelle Alliance dans son sang, et l’unité d’un seul peuple réconcilié. La question demeure : êtes-vous entré dans cette Alliance ? Avez-vous dit « oui » à Jésus, comme Dieu a dit « oui » en lui ? Aujourd’hui, vous pouvez répondre à son appel. En lui, vos péchés sont pardonnés, vous recevez un cœur nouveau et vous devenez membre de sa famille éternelle. Alors que Dieu a tout accompli en Christ, dites de tout votre cœur : « Amen ! »

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