Mes frères et sœurs, posons-nous une question fondamentale : qui est le peuple de Dieu aujourd’hui ? Beaucoup pensent immédiatement à Israël, ce peuple choisi dans l’Ancien Testament. D’autres répondraient : « C’est l’Église ! » Mais que disent réellement les Écritures ? Comprendre qui nous sommes en Christ est capital. Si nous connaissons notre identité, nous marcherons avec assurance dans les plans de Dieu.

La Bible trace un fil rouge à travers toute l’histoire : Dieu a toujours eu un peuple qui lui appartient, mais ce peuple trouve son accomplissement parfait en Jésus-Christ.

Sous l’Ancienne Alliance, Dieu avait choisi Israël, non par mérite, mais par amour et fidélité.

« Tu es, en effet, un peuple saint pour l’Éternel ton Dieu ; il t’a choisi parmi tous les peuples qui se trouvent sur la surface de la terre pour que tu sois son peuple précieux. Si l’Éternel s’est attaché à vous et vous a choisis, ce n’est nullement parce que vous êtes plus nombreux que les autres peuples. En fait, vous êtes le moindre de tous. Mais c’est parce que l’Éternel vous aime et parce qu’il veut accomplir ce qu’il a promis par serment à vos ancêtres ; c’est pour cela qu’il vous a arrachés avec puissance au pouvoir du pharaon, roi d’Égypte, et qu’il vous a libérés de l’esclavage » (Deutéronome 7.6-8).

Israël avait reçu la mission de révéler Dieu au monde et d’être un canal de bénédiction pour toutes les nations : « Toutes les familles de la terre seront bénies à travers toi » (Genèse 12.3). Dieu avait choisi ce peuple pour préparer la venue du Messie qui devait sauver l’humanité.

Pourtant, l’histoire biblique montre qu’Israël a souvent échoué dans sa mission. Dans le désert, il a murmuré contre Dieu (Exode 16–17). À l’époque des juges, « chacun faisait ce qui lui semblait bon » (Juges 21.25). Mais Dieu est resté fidèle à ses promesses, prouvant que son plan ne repose pas sur la force humaine, mais sur sa grâce.

Lorsque Jésus est venu, il a parfaitement incarné tout ce qu’Israël devait être. Ésaïe avait annoncé :

« Tu ne seras pas seulement mon serviteur pour rétablir les tribus de Jacob et ramener ceux que j’ai préservés du peuple d’Israël. Car je t’établirai pour être la lumière des autres peuples afin que mon salut parvienne aux extrémités de la terre » (Ésaïe 49.6).

Jésus a triomphé là où Israël a échoué. Tenté dans le désert, il a résisté à Satan (Matthieu 4.1-11), prouvant qu’il était le serviteur fidèle. Il a obéi parfaitement jusqu’à la croix. C’est pourquoi il a déclaré : « Le royaume de Dieu vous sera enlevé et sera donné à un peuple qui en produira les fruits » (Matthieu 21.43). Ce peuple, ce sont tous ceux qui placent leur foi en lui : « Si vous lui appartenez, vous êtes la descendance d’Abraham et donc aussi les héritiers des biens que Dieu a promis à Abraham » (Galates 3.29).

Ruth, une Moabite, est un bel exemple. Étrangère à Israël, elle a été accueillie à cause de sa foi et est même devenue ancêtre de Jésus. En Christ, le mur de séparation entre Juifs et païens est détruit :

« Il a instauré l’unité entre les Juifs et les non-Juifs et abattu le mur qui les séparait… Il voulait ainsi créer une seule et nouvelle humanité » (Éphésiens 2.14-16).

Pierre résume cette vérité :

« Vous êtes un peuple élu, une communauté de rois-prêtres, une nation sainte, un peuple que Dieu a pris pour sien, pour que vous célébriez bien haut les œuvres merveilleuses de celui qui vous a appelés à passer des ténèbres à son admirable lumière » (1 Pierre 2.9-10).

L’Église est aujourd’hui ce peuple de Dieu : une famille spirituelle composée d’hommes et de femmes de toutes nations, langues et cultures. L’Apocalypse proclame : « Tu as racheté pour Dieu, grâce à ton sacrifice, des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, de toutes les nations » (Apocalypse 5.9).

Pierre lui-même, autrefois convaincu que le salut était réservé aux Juifs, a compris grâce à Corneille que Dieu accueille tous ceux qui croient : « Puisque Dieu leur a accordé le même don qu’à nous quand nous avons cru, qui étais-je, moi, pour pouvoir m’opposer à Dieu ? » (Actes 11.17).

Nous avons une identité claire : par notre foi en Jésus, nous sommes ce peuple saint. Ce n’est pas notre culture ni notre passé qui nous définit, mais le sang de Christ. Cette vérité nous appelle à trois choses :

  1. Marcher dans la sainteté : nous ne sommes pas un peuple ordinaire, mais le temple du Saint-Esprit (1 Corinthiens 3.16).
  2. Vivre dans l’unité : la croix nous a unis, refusons les divisions.
  3. Répondre à la mission : nous sommes choisis pour annoncer ses louanges et bénir le monde.

Si tu ne fais pas encore partie de ce peuple, Jésus t’invite aujourd’hui. Il est mort et ressuscité pour toi, et il t’appelle à entrer dans sa famille : « À tous ceux qui l’ont accueilli, à ceux qui croient en lui, il a donné le privilège de devenir enfants de Dieu » (Jean 1.12).

Pour nous qui croyons déjà, marchons comme une nation sainte et levons-nous comme un peuple porteur d’espérance. Car bientôt cette promesse s’accomplira : « Voici la Tente de Dieu avec les hommes. Il habitera avec eux ; ils seront ses peuples et lui, Dieu avec eux, sera leur Dieu. Il essuiera toute larme de leurs yeux » (Apocalypse 21.3-4).

Le grand plan de Dieu est de former un peuple racheté par le sang précieux de Jésus-Christ. Alors, vivons pleinement notre identité et portons sa lumière dans ce monde. Si tu n’as pas encore répondu à son appel, sache qu’il t’attend les bras ouverts : « Reviens à moi, je veux te donner une nouvelle vie. » Aujourd’hui est le jour pour entrer dans cette famille spirituelle qui ne cesse de croître.

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