Tenir ferme jusqu’à la fin Trois clés bibliques pour persévérer dans la foi au milieu des épreuves Nous vivons une époque où beaucoup sont troublés par les crises mondiales, les persécutions et les doctrines séduisantes. Pourtant, la Bible nous exhorte : « Mais celui qui tiendra bon jusqu’à la fin sera sauvé » (Matthieu 24.13). La persévérance est la preuve que notre foi ne repose pas sur les circonstances, mais sur Jésus-Christ, notre Sauveur et notre Espérance. Elle nous permet de rester fermes dans l’épreuve et de continuer à porter du fruit pour Dieu. Aujourd’hui, nous allons voir trois clés pour persévérer : s’appuyer sur la fidélité de Dieu, garder les yeux fixés sur Jésus, et espérer dans la récompense promise. S’appuyer sur la fidélité de Dieu « Restons fermement attachés à l’espérance que nous proclamons, car celui qui a fait la promesse est fidèle » (Hébreux 10.23). La persévérance ne repose pas sur nos forces, mais sur la fidélité infaillible de Dieu. C’est lui qui soutient son peuple et accomplit ses promesses. Même dans les moments les plus sombres, sa Parole demeure sûre. Israël, au désert, a été nourri chaque jour par la manne (Exode 16.35), prouvant ainsi que Dieu est fidèle, même dans les lieux arides. Hudson Taylor disait : « La foi ne dépend pas de nos sentiments, mais de la fidélité de Dieu. » Nous persévérons en ancrant nos vies dans la Parole et en nous rappelant chaque jour que ce que Dieu a promis, il l’accomplira. Cette fidélité s’est pleinement révélée en Jésus, qui est allé jusqu’à la croix pour accomplir le salut promis depuis la Genèse. Sommes-nous prêts à persévérer en nous reposant sur la fidélité de Dieu plutôt que sur nos propres forces ? Garder les yeux fixés sur Jésus « Débarrassons-nous de tout ce qui nous alourdit, et du péché qui nous enveloppe si facilement. Courons avec persévérance dans la course qui nous est proposée, les yeux fixés sur Jésus, qui est à l’origine de la foi et qui la mène à la perfection » (Hébreux 12.1-2). Le secret de la persévérance est de regarder à Jésus. Lorsque Pierre a fixé ses yeux sur lui, il a marché sur les eaux, mais dès qu’il a regardé au vent, il a commencé à couler (Matthieu 14.30). Notre force ne se trouve pas en nous, mais en lui. Étienne, le premier martyr, a vu Jésus debout à la droite de Dieu (Actes 7.55), et cette vision lui a donné le courage d’affronter la mort. A.W. Tozer disait : « Fixer nos yeux sur le Christ change tout : ce que nous voyons, ce que nous désirons et ce que nous devenons. » Pour persévérer, nous devons revenir à Jésus dans la prière, méditer sur sa vie, sa mort et sa résurrection, et lui confier chaque combat. Lui-même a porté la croix en gardant les yeux sur « la joie qui lui était réservée » (Hébreux 12.2). Sa persévérance nous a rachetés, et notre espérance en lui nous permettra aussi de persévérer. Nos yeux sont-ils fixés sur Jésus ou sur les tempêtes qui nous entourent ? Espérer dans la récompense promise « Heureux celui qui supporte patiemment la tentation, car après avoir fait ses preuves, il recevra la couronne de vie que le Seigneur a promise à ceux qui l’aiment » (Jacques 1.12). La persévérance n’est pas vaine : elle est motivée par une espérance vivante. Nous marchons vers un héritage impérissable. L’apôtre Paul pouvait affirmer : « J’estime qu’il n’y a aucune commune mesure entre les souffrances de la vie présente et la gloire qui va se révéler en nous » (Romains 8.18). Moïse a renoncé aux richesses d’Égypte en regardant à la récompense éternelle : « Par la foi, il a refusé d’être reconnu comme le fils de la fille du pharaon. Il a choisi de prendre part aux souffrances du peuple de Dieu plutôt que de jouir momentanément d’une vie dans le péché, car il estimait que subir l’humiliation que Christ devait connaître était une richesse bien supérieure aux trésors de l’Égypte » (Hébreux 11.24-26). Son espérance l’a aidé à persévérer. Elisabeth Elliot affirmait : « L’amour de Dieu est une lumière dans les ténèbres, et sa récompense dépasse tout ce que nous pouvons perdre ici-bas. » Nous aussi, nous persévérons en gardant les yeux fixés sur l’éternité : « Nos détresses présentes sont passagères et légères par rapport au poids insurpassable de gloire éternelle qu’elles nous préparent » (2 Corinthiens 4.17). Jésus est notre plus grande récompense : il est allé préparer une place pour nous (Jean 14.2-3) et il revient pour nous emmener avec lui. Notre vie est-elle motivée par l’espérance de le voir face à face ? Conclusion S’appuyer sur la fidélité de Dieu, garder les yeux fixés sur Jésus, espérer dans la récompense promise : ces trois clés montrent que la persévérance ne vient pas de nous, mais de Dieu. Elle naît de sa fidélité, se fortifie en Christ et se nourrit de l’espérance éternelle. Dans les crises et les épreuves, cette espérance vivante nous permet de tenir ferme jusqu’à la fin. Aujourd’hui, Jésus t’appelle à déposer tes fardeaux et à lui faire confiance. Il est ton Sauveur, ton Berger et ton Espérance. Reviens à lui, confie-lui ta vie et choisis de persévérer jusqu’à son retour glorieux.
Encouragement
Quel est donc le péché impardonnable ? Comprendre le « péché qui mène à la mort » selon les Écritures Il arrive à tous les croyants, tôt ou tard, de se poser cette question redoutable. Y a-t-il un péché que Dieu ne pardonne pas ? Quel est ce « péché impardonnable » dont Jésus parle ? Que signifie cette expression que l’on trouve dans la première lettre de Jean : « un péché qui mène à la mort » ? Suis-je concerné ? Est-il possible de franchir une limite sans retour ? Ces interrogations sont légitimes et méritent une réponse claire, fondée sur les Écritures. Approchons-nous donc avec humilité et confiance de la Parole de Dieu. C’est dans cette courte mais profonde exhortation que Jean introduit cette distinction : « Si quelqu’un voit son frère commettre un péché qui ne mène pas à la mort, qu’il prie pour ce frère et Dieu lui donnera la vie. Il s’agit de ceux qui commettent des péchés qui ne mènent pas à la mort. Mais il existe un péché qui mène à la mort. Ce n’est pas au sujet de ce péché-là que je vous demande de prier. » (1 Jean 5.16) Jean évoque ici deux types de péchés. D’abord, ceux qui ne mènent pas à la mort et pour lesquels la prière d’intercession est utile et efficace. Ensuite, celui qui mène à la mort pour lequel Jean ne recommande pas de prier. Mais de quoi parle-t-il exactement ? Regardons maintenant quelques éléments dans la Parole de Dieu. Une lecture du contexte : de quel péché s’agit-il ? Pour comprendre, il faut replacer ce passage dans le contexte de toute la lettre. Jean décrit tout au long de son épître certaines personnes qui ont quitté l’Église (1 Jean 2.19), Celles qui nient que Jésus est le Christ (1 Jean 2.22). Puis, celles qui refusent de reconnaître que le Fils est venu en chair (1 Jean 4.2-3) et finalement celles qui trompent les croyants par un esprit d’antichrist (1 Jean 4.3) Ce ne sont pas simplement des pécheurs faibles ou immatures, mais des individus qui ont volontairement rejeté la vérité, renié Christ et quitté la communion des saints. Pour Jean, ces personnes ne sont plus dans la vie. Elles ont refusé le seul chemin du salut, en rejetant le Fils de Dieu. C’est ce rejet lucide et volontaire de Jésus-Christ que Jean appelle le péché qui mène à la mort. Ce que Jésus appelle le blasphème contre le Saint-Esprit Jean n’est pas le seul à parler d’un péché impardonnable. Jésus lui-même déclare : « C’est pourquoi je vous avertis : tout péché, tout blasphème sera pardonné aux hommes mais pas le blasphème contre le Saint-Esprit. » (Matthieu 12.31) Ce péché consiste à attribuer délibérément à Satan l’œuvre du Saint-Esprit, à rejeter la lumière divine tout en la reconnaissant intérieurement. Ce n’est pas une simple ignorance ou une chute, mais une rébellion consciente et persistante contre l’action de Dieu. De la même manière, l’auteur de l’épître aux Hébreux avertit : « En effet, si, après avoir reçu la connaissance de la vérité, nous vivons délibérément dans le péché, il ne reste plus pour nous de sacrifice pour les péchés. » (Hébreux 10.26) Ce que le péché qui mène à la mort n’est pas Pour ne pas sombrer dans l’angoisse, il est essentiel de clarifier ce point. Le péché qui mène à la mort n’est pas une faiblesse morale (mensonge, chute sexuelle, colère, etc.). Il n’est pas non plus une rechute temporaire, même grave ou encore, un doute ou un combat spirituel intérieur. Finalement, ce n’est pas une période de tiédeur. David, Pierre, Paul ont tous péché gravement. Pourtant, ils ont été pardonnés parce qu’ils se sont repentis. Le pardon de Dieu est large pour celui ou celle qui revient humblement. Le péché qui mène à la mort est bien plus qu’un acte : c’est un état de refus obstiné et définitif de la grâce. Alors, que devons-nous faire ? Jean écrit : « Si quelqu’un voit son frère commettre un péché qui ne mène pas à la mort, qu’il prie. » La prière d’intercession a du pouvoir, tant que la personne garde un cœur ouvert à la vérité. Mais quand une personne rejette délibérément le salut, se détourne du Christ, renie l’Esprit, alors Dieu seul peut juger cette situation. Jean ne dit pas qu’il est interdit de prier, mais qu’il ne recommande pas de prier pour ce cas spécifique, car le cœur est devenu fermé à l’action de Dieu. Un message d’espoir pour ceux qui craignent Si tu lis ceci avec la crainte d’avoir peut-être commis ce péché, laisse-moi t’encourager. Le simple fait que tu t’en inquiètes montre que ton cœur est encore sensible à Dieu. Le péché impardonnable est l’œuvre d’un cœur endurci, qui ne veut plus revenir. Mais toi, si tu viens à Jésus, confesse ton péché, et crois à son pardon, alors : « Si nous reconnaissons nos péchés, Dieu est fidèle et juste et, par conséquent, il nous pardonnera nos péchés et nous purifiera de tout le mal que nous avons commis. » (! Jean 1.9) Conclusion : la grâce est encore ouverte Le péché qui mène à la mort est réel. Il s’agit du rejet volontaire et définitif de Christ, du blasphème contre l’Esprit, de l’apostasie finale. Toutefois, pour celui qui tombe, qui doute, qui souffre, qui lutte, la grâce de Dieu est encore accessible aujourd’hui. Ne laissons pas la peur dominer notre marche : tant que le cœur se repent, Dieu est prêt à pardonner. « Aujourd’hui, si vous entendez la voix de Dieu, ne vous endurcissez pas. » (Hébreux 4.7)
Nous ne devons pas perdre notre calme ni notre espérance Frères et sœurs, les temps sont graves, mais nous ne devons pas perdre notre calme ni notre espérance. Le Seigneur nous a avertis que des jours difficiles viendraient, mais il ne nous a pas appelés à la peur ni à la confusion. Il nous a appelés à la vigilance, la sainteté, la foi, et la persévérance. Nous ne sommes peut-être pas encore à la fin, mais nous sommes à l’école de la fin. Chaque événement, chaque bouleversement, chaque secousse est une invitation divine à nous réveiller spirituellement, à revenir à l’essentiel, à chercher la face de Dieu. Ce n’est pas le moment de spéculer sur des dates, ni de céder à des scénarios sensationnalistes. C’est le moment de s’agenouiller, d’aimer la vérité, de vivre dans la lumière, et de proclamer Christ. Peut-être regardez-vous l’état du monde avec anxiété. Peut-être êtes-vous troublé par ce que vous entendez ou voyez. Alors laissez-moi vous encourager avec ces paroles : « Quand ces choses commenceront à arriver, redressez-vous et levez la tête, car votre délivrance approche » (Luc 21.28). Oui, notre espérance ne repose pas dans la stabilité du monde, mais dans la fidélité de notre Dieu. Ce n’est pas le chaos qui aura le dernier mot, mais le règne glorieux de Jésus-Christ. Alors, restons fidèles, fermes, enracinés dans la Parole. Et tant que le jour dure, proclamons l’Évangile avec passion, car beaucoup n’ont pas encore entendu, et le Seigneur n’est pas lent dans l’accomplissement de sa promesse, mais il use de patience pour que tous parviennent à la repentance (2 Pierre 3.9). Que votre cœur soit en paix.
Brisé mais vivant Quand Dieu se sert de nos ruines Il y a des cœurs brisés qui pensent ne plus jamais pouvoir être utiles. Des appels suspendus, des dons enfouis, des élans éteints par la douleur, l’échec ou la trahison. On croit souvent que c’est terminé, que c’est trop tard. Mais ce que tu appelles une fin, Dieu peut l’appeler un commencement. Car Dieu ne rejette jamais un cœur brisé. Il le ramasse, il le restaure, et il en fait un lieu de réveil. Comme l’écrit le prophète Ésaïe : « Il leur donnera un diadème au lieu de la cendre, une huile de joie au lieu du deuil, un vêtement de louange au lieu d’un esprit abattu… » (Ésaïe 61.3). Dieu ne cherche pas la force, mais la dépendance sincère. Il ne peut rien faire avec ceux qui s’appuient sur leur propre puissance, mais il se plaît à utiliser les humbles, qu’ils soient forts ou faibles, pourvu qu’ils lui abandonnent leurs faiblesses. Dieu peut se servir de celui qui, même au milieu des ruines, ose dire : « Seigneur, fais quelque chose de moi. » Car le feu du réveil ne cherche pas un terrain parfait — il cherche un cœur offert. Comme le dit Paul : « Offrez votre corps comme un sacrifice vivant… Ce sera là un culte raisonnable. » (Romains 12.1). Le cœur offert doit cependant être transformé : sans repentance ni foi en Christ, une offrande reste vide. Un cœur donné sans conversion est un autel sans feu. 1. Dieu commence là où tout semble fini Nous pensons souvent que Dieu attend de nous le meilleur. Mais il commence simplement avec ce que nous lui remettons — même si c’est brisé. « Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; ô Dieu, tu ne repousses pas un cœur brisé et contrit. » (Psaume 51.19). Ce que le monde méprise, Dieu le transforme. Ce que les hommes rejettent, Dieu l’utilise. C’est dans la poussière qu’il façonne. Dans le désert qu’il parle. Dans les ruines qu’il prépare un réveil vrai, durable, profond. Mais attention : Dieu n’attend pas que tu sois détruit pour se manifester. Il est proche de tous ceux qui l’invoquent avec sincérité (Psaume 145.18). Il veut être Seigneur de toutes tes saisons : la joie comme la détresse. Il ne faut pas attendre le brisement pour le chercher, mais si tu es brisé, sache qu’il est prêt à te relever. Sur la croix, Jésus semble tout perdre. Les disciples fuient, le corps est meurtri, l’espérance semble éteinte (Luc 24.21). Pourtant, c’est dans ce moment d’abandon que Dieu accomplit le salut. « Tout est accompli » (Jean 19.30) ne signifie pas la fin, mais le commencement. Alors même si tout s’écroule, ce n’est pas terminé. C’est peut-être le début. Apporte à Dieu ce que tu es maintenant, même dans les larmes. Même brisé. Et ose prier comme David : « Crée en moi un cœur pur, ô Dieu. » (Psaume 51.12). 2. Les ruines de ta vie peuvent devenir un autel pour le feu de Dieu Dans 1 Rois 18, alors que le peuple est divisé, éloigné, et plongé dans l’idolâtrie, Élie répare l’autel de l’Éternel. Ce n’est qu’après cela que le feu descend du ciel. Le réveil n’est pas tombé sur une scène parfaite, mais sur un autel reconstruit dans l’obéissance et la foi. Tu peux, toi aussi, venir avec tes pierres éparpillées, ton cœur fissuré, ton passé douloureux, et dire : « Seigneur, aide-moi à rebâtir. » Et le feu viendra. Car Dieu n’a jamais cessé de regarder ton autel, même quand toi tu l’avais oublié. Il attend simplement ton retour. Jésus a lui-même reconstruit l’autel véritable — non avec des pierres, mais avec son propre corps. « Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai. » (Jean 2.19). Ce temple, c’était lui. Le feu du jugement et de l’amour de Dieu est descendu sur lui, pour que nous ayons la vie. Aujourd’hui, ton autel n’est pas un lieu, c’est ton cœur. Reviens-y. Reconstruis par la prière, la repentance, l’obéissance. L’autel restauré attire toujours le feu. Pas celui de l’émotion, mais celui du Saint-Esprit qui purifie, éclaire, et envoie. 3. Dieu révèle sa gloire dans les lieux de fragilité Le réveil ne vient pas des podiums, mais des larmes. Il ne jaillit pas de la performance, mais de la dépendance. Paul disait : « Nous portons ce trésor dans des vases de terre… » (2 Corinthiens 4.7). Ce vase, c’est toi. Même craquelé, même imparfait, il peut porter la lumière. Tu n’as pas besoin d’être fort, tu dois être disponible. Tu n’as pas besoin d’être complet, mais sincère et Dieu se servira de tes cicatrices pour consoler d’autres blessés. Il transformera tes chutes en tremplins pour élever ceux qui n’ont plus de force. Il fera jaillir la vie là où tout semblait mort. À Gethsémané, Jésus est accablé, épuisé, suant du sang (Luc 22.44). Mais c’est là qu’il montre l’obéissance parfaite. Puis, cloué à la croix, dans l’humiliation, il triomphe. « Par ses meurtrissures, nous sommes guéris. » (Ésaïe 53.5). La gloire de Dieu s’est révélée dans sa plus grande faiblesse. Ta fragilité peut devenir un canal de sa puissance. Ne cache pas tes cicatrices : elles peuvent devenir des clés pour d’autres. Ne te tais pas : ton témoignage peut rallumer la foi éteinte chez ton frère. Sois sincère, pas parfait. Dieu ne cherche pas l’excellence, mais l’authenticité. Dieu ne restaure pas seulement, il renouvelle Ne laisse plus la honte te garder à distance. Ne laisse plus l’échec écrire ton avenir. Ce n’est pas la fin, c’est un appel. Un appel à te relever, à rebâtir l’autel, à offrir ton cœur, même brisé, à celui qui restaure toutes choses. Jésus est venu dans l’humilité, le rejet et la pauvreté (Jean 1.11 ; Luc 2.7). Il a touché les lépreux, pardonné les adultères et appelé les rejetés. Il bâtit avec ce que le monde rejette. « Dieu a choisi ce
Rallume la flamme Réveille le don reçu de Dieu pour vivre la vie à laquelle il t’appelle. Il arrive, dans la vie chrétienne, que la flamme intérieure commence à vaciller. Ce don que nous avions reçu dans l’enthousiasme de nos débuts, cette passion brûlante pour Dieu, cette sensibilité vive à la voix du Saint-Esprit, et bien, tout cela peut faiblir. Non pas parce que Dieu nous a abandonnés, mais plutôt parce que nous avons laissé les circonstances, les épreuves, ou pire encore, notre propre négligence spirituelle, étouffer cette flamme. C’est exactement ce que vivait Timothée. C’était un jeune serviteur du Seigneur, formé par l’apôtre Paul, il avait reçu un don précieux, une mission divine. Mais possiblement sous le poids des défis, des oppositions, et peut-être même de ses propres craintes, le feu semblait s’atténuer. Alors Paul lui écrit : « C’est pourquoi je te le rappelle : ravive le don que Dieu t’a fait. » (2 Timothée 1.6) Ce n’est pas une simple suggestion, ni un doux conseil. C’est un rappel solennel, un ordre vital. Et aujourd’hui, cet appel traverse les siècles pour atteindre ton cœur. Le don de Dieu peut s’affaiblir, perdre de sa vigueur, sembler même éteint aux yeux des hommes. Mais ce don n’est pas mort, car Dieu ne retire jamais sa grâce. Il appelle chacun à raviver, à ranimer cette flamme spirituelle. La vie chrétienne n’est pas une rivière tranquille, c’est un combat quotidien, un appel constant à la vigilance, à la foi et à l’obéissance. Le feu de l’Esprit ne se nourrit pas de souvenirs ni d’émotions passagères. Il s’entretient par la Parole de Dieu, la prière fervente et par l’obéissance fidèle. Dans Lévitique 6.12-13, il est écrit : « Le feu devra rester allumé sur l’autel et ne jamais s’éteindre. » Dieu avait allumé le feu sous l’autel, mais c’était aux prêtres de l’entretenir chaque matin. Cette image illustre la responsabilité spirituelle de chaque croyant : entretenir le feu que Dieu a allumé en nous. Ce feu fut allumé par Jésus à la croix. Il a déposé en nos cœurs la vie de l’Esprit. Mais ce feu ne croîtra que si nous lui permettons de brûler en nous pleinement. Si tu n’as jamais connu ce feu, sache que Jésus est prêt aujourd’hui à allumer en toi une flamme vivante qui transformera ton existence. Comme les prêtres devaient raviver le feu chaque matin, nous devons nourrir notre feu intérieur par la lecture de la Parole, la prière, la communion avec le Saint-Esprit et une obéissance humble et fidèle. Si aujourd’hui ton feu faiblit, n’ignore pas les signes. Ravive-le. Ce feu ne s’entretient pas par des efforts humains ou des activités religieuses. Il s’alimente uniquement par notre dépendance au Seigneur Jésus. Notre fidélité et notre obéissance sont le bois que nous déposons sous l’autel. Raviver la flamme, c’est aussi répondre à l’appel de Dieu. Ce n’est pas seulement retrouver un enthousiasme religieux ou reprendre de bonnes habitudes spirituelles. C’est dire oui à l’appel divin qui repose sur notre vie. Timothée était destiné à enseigner, à fortifier, à conduire d’autres à Christ. Mais sans flamme, cet appel aurait pu s’éteindre, étouffé par la crainte et la lassitude. Chaque croyant, sans exception, a reçu un appel du ciel. Dieu appelle chacun à vivre pour lui, et certains à des ministères particuliers. L’important, c’est de répondre fidèlement à ce que Dieu a confié. Lorsque le don est négligé par la désobéissance, l’appel s’étouffe. Mais lorsque la flamme est ravivée, la mission retrouve toute sa force. Dans Exode 3.2, Moïse voit un buisson en feu qui ne se consume pas. Ce n’est pas un simple spectacle, c’est une convocation divine. Dieu attire Moïse avec le feu, puis l’envoie. De la même manière, Dieu attire ton cœur aujourd’hui pour t’envoyer accomplir ta mission. Jésus n’est pas venu seulement pour nous pardonner, mais pour nous envoyer. Il a dit : « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. » (Jean 20.21) Il ne cherche pas des admirateurs tièdes, mais des disciples brûlants. Ton cœur, comme celui de Moïse, est appelé à s’embraser dans la présence de Dieu, puis à rayonner sa gloire dans ce monde. Dieu ne t’appelle pas parce que tu es prêt. Il t’appelle, et ensuite il te prépare. Ne tarde pas. Ne te contente pas de ressentir. Réponds à son appel. Enfin, le don de Dieu est une source de force, non de peur. Paul le précise à Timothée : « Dieu ne nous a pas donné un esprit de timidité, mais de puissance, d’amour et de sagesse. » (2 Timothée 1.7) La peur n’est jamais l’œuvre du Saint-Esprit. La paralysie spirituelle n’est jamais l’empreinte de Jésus-Christ. Le don que Dieu a placé en toi est destiné à te rendre fort, à te remplir d’un amour intrépide, à te guider par une sagesse céleste. Dans Josué 1.9, Dieu dit : « Prends courage et tiens bon, ne crains rien. » Josué devait conduire un peuple au combat, marcher non par vue, mais par foi. Il avait besoin d’un feu intérieur plus fort que toutes ses craintes extérieures. À la croix, Jésus n’a pas fui. Il a affronté l’enfer, le péché, la tentation d’abandonner. Et il a tenu bon, par amour pour toi, c’est ainsi qu’il a remporté la victoire. Et c’est ainsi qu’il veut te rendre vainqueur à ton tour. Le feu de Dieu ne te retire pas des combats. Il te rend capable de les affronter en portant son nom et sa lumière. Quand tu ravives ton don, tu ravives aussi ton courage, ta compassion, ta capacité de discernement. Ne laisse plus la peur te réduire au silence. Laisse le Saint-Esprit te remplir de force pour avancer. Le Saint-Esprit te dit aujourd’hui : « Rallume la flamme ! » N’attends pas un meilleur moment. N’attends pas d’être plus fort. N’attends pas d’en avoir envie. Obéis maintenant. Le feu vient en marchant par la foi. Dieu a placé en toi un don destiné à porter



