Dîme

Donner avec joie : la générosité dans la Nouvelle Alliance La question de la dîme suscite parfois des débats passionnés parmi les chrétiens. Certains y voient une obligation de l’Ancienne Alliance, d’autres un principe toujours valable aujourd’hui. Mais que nous enseigne réellement la Parole de Dieu à ce sujet, à la lumière de la Nouvelle Alliance en Jésus-Christ ? Sous l’Ancienne Alliance, la dîme était une prescription donnée à Israël pour soutenir le service du Temple, les Lévites et les besoins des pauvres (Lévitique 27.30 ; Deutéronome 14.28-29). « Toute dîme prélevée sur les produits de la terre et sur les fruits des arbres appartient à l’Eternel : c’est une chose sacrée qui est à lui. » (Lévitique 27.30) « Tous les trois ans, vous prélèverez toute la dîme des récoltes de cette année-là, et vous la déposerez à l’intérieur de votre ville. 29 Alors les lévites, qui n’ont pas de part de patrimoine foncier comme vous, viendront, ainsi que les immigrés, les orphelins et les veuves qui habitent dans votre ville, et ils mangeront à satiété. Alors l’Eternel votre Dieu vous bénira dans tous les travaux que vous entreprendrez. » (Deutéronome 14.28-29) La dîme représentait un acte d’obéissance, mais aussi un signe de reconnaissance envers Dieu, qui est le véritable propriétaire de toutes choses. Cette pratique était liée à la loi de Moïse, au système sacrificiel et à la tribu lévitique. Ce sont des prescriptions qui ont trouvé leur accomplissement en Jésus-Christ. Maintenant, avec la venue de Jésus, nous ne vivons plus sous la loi de Moïse, mais sous la grâce. « En effet, si la Loi nous a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ. » (Jean 1.17) Le Nouveau Testament n’impose pas de pourcentage fixe comme la dîme mosaïque, mais il appelle chaque croyant à donner volontairement, régulièrement et selon ses moyens, comme un acte d’adoration et de foi. « Que tous les dimanches chacun de vous mette de côté, chez lui, une somme d’argent selon ce qu’il aura lui-même gagné, pour qu’on n’ait pas besoin d’organiser des collectes au moment de mon arrivée. » (1 Corinthiens 16.2) « Lorsqu’on donne de bon cœur, Dieu accepte ce don, en tenant compte de ce que l’on a, et non de ce que l’on n’a pas. » (2 Corinthiens 8.12) C’est dans ce cadre que l’apôtre Paul, en organisant une collecte pour les croyants pauvres de Jérusalem (2 Corinthiens 8–9), rappelle un principe spirituel essentiel : « Rappelez-vous : Semence parcimonieuse, maigre récolte. Semence généreuse, moisson abondante. Que chacun donne ce qu’il aura décidé en son cœur, sans regret ni contrainte, car Dieu aime celui qui donne avec joie. » (2 Corinthiens 9.6-7) Paul ne parle pas ici d’une taxe religieuse ou d’une obligation légale, mais d’un don volontaire motivé par l’amour. Ce passage illustre trois principes éternels : Ainsi, dans la Nouvelle Alliance, notre motivation n’est pas la pression d’un commandement légal, mais un élan volontaire d’amour pour Dieu et pour son œuvre. Mettre de côté régulièrement une portion de nos revenus, ou même au-delà, devient une manière tangible d’exprimer notre gratitude, de reconnaître que tout vient de lui, et de participer activement à l’avancement de l’Évangile. Les avantages spirituels de donner dans la foi Donner régulièrement nous rappelle que notre sécurité n’est pas dans nos biens, mais dans la fidélité de notre Père céleste. « Faites donc du royaume de Dieu et de ce qui est juste à ses yeux votre préoccupation première, et toutes ces choses vous seront données en plus. » (Matthieu 6.33) Par notre générosité, nous soutenons les ministères, l’évangélisation et l’aide aux nécessiteux, contribuant à ce que le Royaume de Dieu progresse. « Pourtant, vous avez bien fait de prendre part à ma détresse. Comme vous le savez, Philippiens, dans les premiers temps de mon activité pour la cause de l’Evangile, lorsque j’ai quitté la Macédoine, aucune autre Eglise n’est entrée avec moi dans un échange réciproque de dons matériels et spirituels. Vous seuls l’avez fait. Pendant mon séjour à Thessalonique, vous m’avez envoyé, par deux fois, des dons pour subvenir à mes besoins. Ce n’est pas que je tienne à recevoir des dons ; ce qui m’intéresse, c’est qu’un plus grand nombre de fruits soit porté à votre actif. » (Philippiens 4.14-17) Paul affirme : « Celui qui fournit la semence au semeur et le pain pour sa nourriture vous fournira et multipliera la semence ». Dieu pourvoit à nos besoins et nous rend capables de donner encore plus. « Celui qui fournit la semence au semeur et lui donne le pain dont il se nourrit vous donnera aussi, avec largesse, toute la semence nécessaire et fera croître les fruits de votre générosité. » (2 Corinthiens 9.10) La générosité nous aide à résister à l’esprit matérialiste de notre époque et à vivre en citoyens du Royaume. « Recommande à ceux qui possèdent des richesses en ce monde de se garder de toute arrogance et de ne pas fonder leur espoir sur la richesse, car elle est instable. Qu’ils placent leur espérance en Dieu, qui nous dispense généreusement toutes ses richesses pour que nous en jouissions. Recommande-leur de faire le bien, d’être riches en œuvres bonnes, d’être généreux et de partager avec les autres. Ils s’assureront ainsi pour l’avenir un beau capital placé en lieu sûr afin d’obtenir la vraie vie. » (1 Timothée 6.17-19) En conclusion, donner régulièrement et volontairement dans la Nouvelle Alliance n’est pas un fardeau légaliste, mais une discipline spirituelle qui nourrit notre foi, fortifie notre communion avec Dieu et nous rend participants à son œuvre. Ce n’est pas la loi qui nous pousse, mais l’amour. Alors, donnons non pas par contrainte, mais avec joie, sachant que notre semence portera du fruit éternel pour la gloire de Dieu et pour la bénédiction de ceux qui en bénéficieront.