Qu’est-ce que cela implique de tout abandonner pour suivre Jésus ?

Tout abandonner pour suivre Jésus ne signifie pas forcément que chaque croyant doit vendre immédiatement tous ses biens ou quitter toute sa famille au sens physique. Cela signifie avant tout que Jésus doit devenir le Seigneur absolu de la vie. Quand Jésus appelle quelqu’un à le suivre, il demande la première place, sans partage et cela implique plusieurs choses.

Renoncer à se gouverner soi-même

Suivre Jésus, c’est cesser de vivre selon sa propre volonté pour se soumettre à la sienne. Ce n’est plus moi qui décide du bien et du mal selon mes désirs. Je reconnais que Jésus est Seigneur, et j’accepte qu’il dirige ma vie

23 Si quelqu’un veut me suivre, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive. (Luc 9.23).

Abandonner le péché

On ne peut pas suivre Jésus tout en voulant garder volontairement une vie de péché. Tout abandonner, c’est renoncer à ce qui offense Dieu, même si cela coûte cher à la chair, aux habitudes, aux relations ou à la réputation

19 Maintenant donc, changez et tournez-vous vers Dieu pour qu’il efface vos péchés. (Actes 3.19)

1 Que dire maintenant ? Persisterons-nous dans le péché pour que la grâce abonde ? 2 Loin de là ! Puisque nous sommes morts pour le péché, comment pourrions-nous vivre encore dans le péché ? (Romains 6.1-2)

Détacher son cœur des choses de ce monde

Jésus ne condamne pas le simple fait de posséder des choses, mais il condamne le fait d’en être esclave. Tout abandonner implique de ne plus faire de l’argent, du confort, de la réussite ou de la sécurité terrestre le centre de sa vie.

33 Il en est de même pour vous ; celui qui n’est pas prêt à abandonner tout ce qu’il possède, ne peut pas être mon disciple. (Luc 14.33)

19 Ne vous amassez pas des richesses sur la terre où elles sont à la merci de la rouille, des mites qui rongent, ou des cambrioleurs qui percent les murs pour voler. 20 Amassez-vous plutôt des trésors dans le ciel, où il n’y a ni rouille, ni mites qui rongent, ni cambrioleurs qui percent les murs pour voler. 21 Car là où est ton trésor, là sera aussi ton cœur. (Matthieu 6.19-21)

Accepter de perdre pour gagner Christ

Suivre Jésus peut coûter des relations, des privilèges, de l’approbation, du confort, et parfois même la persécution. Le croyant accepte cela parce qu’il considère Christ comme plus précieux que tout.

7 Toutes ces choses constituaient, à mes yeux, un gain, mais à cause de Christ, je les considère désormais comme une perte. 8 Oui, je considère toutes choses comme une perte à cause de ce bien suprême : la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur. A cause de lui, j’ai accepté de perdre tout cela, oui, je le considère comme bon à être mis au rebut, afin de gagner Christ. (Philippiens 3.7-8)

37 Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi. Celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi. 38 Et celui qui ne se charge pas de sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. 39 Celui qui cherche à sauver sa vie la perdra ; et celui qui aura perdu sa vie à cause de moi la retrouvera. (Matthieu 10.37-39)

Mettre Jésus au-dessus des liens les plus chers

Jésus a enseigné que personne ne peut être son disciple s’il aime père, mère, fils, fille ou même sa propre vie plus que lui. Cela ne veut pas dire haïr littéralement sa famille, mais aimer Jésus d’un amour suprême, supérieur à tout autre attachement.

26 Si quelqu’un vient à moi et n’est pas prêt à renoncer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, ses sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut être mon disciple. (Luc 14.26)

Porter sa croix

Tout abandonner, c’est aussi accepter le chemin de l’obéissance, du rejet, du renoncement et de la fidélité. La croix parle de mort à soi-même. Suivre Jésus, ce n’est pas ajouter une religion à sa vie, c’est entrer dans une vie crucifiée avec Christ.

24 Puis, s’adressant à ses disciples, Jésus dit : Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive. 25 Car celui qui est préoccupé de sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi, la retrouvera. 26 Si un homme parvient à posséder le monde entier, à quoi cela lui sert-il s’il perd sa vie ? Et que peut-on donner pour racheter sa vie ? (Matthieu 16.24-26)

20 Ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi. Ma vie en tant qu’homme, je la vis maintenant dans la foi au Fils de Dieu qui, par amour pour moi, s’est livré à la mort à ma place. (Galates 2.20)

Être prêt à obéir, quel qu’en soit le prix

Parfois, Jésus demande à une personne de quitter certaines choses très concrètes. Il a demandé à des pêcheurs de laisser leurs filets pour le suivre, et à Matthieu de quitter son poste. Le point central est celui-ci : rien ne doit être au-dessus de l’appel de Christ. Jésus a demandé à certaines personnes d’abandonner :

Le métier ou la sécurité matérielle :

18 Un jour qu’il marchait au bord du lac de Galilée, il vit deux frères : Simon (qu’on appelle aussi Pierre), et André, son frère, qui lançaient un filet dans le lac, car ils étaient pêcheurs. 19 Il leur dit : Suivez-moi et je ferai de vous des pêcheurs d’hommes. 20 Ils abandonnèrent aussitôt leurs filets et le suivirent. 21 Poursuivant son chemin, il vit deux autres frères : Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère. Ils étaient dans leur bateau avec Zébédée, leur père, et ils réparaient leurs filets. Il les appela 22 et, aussitôt, ils laissèrent leur bateau, quittèrent leur père, et le suivirent. (Matthieu 4.18-22)

Les richesses qui dominaient leur cœur :

17 Comme il partait, un homme accourut, se jeta à genoux devant lui et lui demanda : Bon Maître, que dois-je faire pour obtenir la vie éternelle ? 18 – Pourquoi m’appelles-tu bon ? lui répondit Jésus. Personne n’est bon, sinon Dieu seul. 19 Tu connais les commandements : Ne commets pas de meurtre ; ne commets pas d’adultère ; ne commets pas de vol ; ne porte pas de faux témoignage ; ne fais de tort à personne ; honore ton père et ta mère. 20 – Maître, répondit l’homme, tout cela je l’ai appliqué depuis ma jeunesse. 21 Jésus posa sur cet homme un regard plein d’amour et lui dit : Il ne te manque qu’une chose : va, vends tout ce que tu possèdes, donne le produit de la vente aux pauvres et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens et suis-moi ! 22 En entendant ces paroles, l’homme s’assombrit et s’en alla tout triste, car il était très riche. (Marc 10.17-22)

Une position sociale ou un ancien mode de vie :

9 Jésus s’en alla. En passant, il vit un homme installé au poste de péage. Son nom était Matthieu. Il lui dit : Suis-moi ! Matthieu se leva et le suivit. (Matthieu 9.9)

Les excuses et les retards :

57 Pendant qu’ils étaient en chemin, un homme vint dire à Jésus : Je te suivrai partout où tu iras. 58 Jésus lui répondit : Les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer sa tête. 59 Jésus dit à un autre : Suis-moi ! Mais cet homme lui dit : Seigneur, permets que j’aille d’abord enterrer mon père. 60 Jésus lui répondit : Laisse à ceux qui sont morts le soin d’enterrer leurs morts. Quant à toi, va proclamer le royaume de Dieu ! 61 Un autre encore lui dit : Je te suivrai, Seigneur, mais permets-moi d’abord de faire mes adieux à ma famille. 62 Jésus lui répondit : Celui qui regarde derrière lui au moment où il se met à labourer avec sa charrue n’est pas prêt pour le royaume de Dieu. (Luc 9.57-62)

L’orgueil et l’ambition personnelle :

20 Alors, la femme de Zébédée, s’approcha de Jésus avec ses fils. Elle se prosterna devant lui pour lui demander une faveur. 21 – Que désires-tu ? lui demanda-t-il. Elle lui répondit : Voici mes deux fils. Promets-moi de faire siéger l’un à ta droite, l’autre à ta gauche, dans ton royaume. 22 Jésus leur répondit : Vous ne vous rendez pas compte de ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ? – Oui, lui répondirent-ils, nous le pouvons. 23 Alors Jésus reprit : Vous boirez, en effet, ma coupe, mais quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, il ne m’appartient pas de vous l’accorder. Ces places reviendront à ceux pour qui mon Père les a préparées. 24 En entendant cela, les dix autres s’indignèrent contre les deux frères. 25 Alors Jésus les appela tous auprès de lui et dit : Vous savez ce qui se passe dans les nations : les chefs politiques dominent sur leurs peuples et les grands personnages font peser sur eux leur autorité. 26 Qu’il n’en soit pas ainsi parmi vous. Au contraire : si quelqu’un veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur, 27 si quelqu’un veut être le premier parmi vous, qu’il soit votre esclave. 28 Car, de même, le Fils de l’homme n’est pas venu pour se faire servir, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour beaucoup. (Matthieu 20.20-28)

La confiance en soi :

15 Après le repas, Jésus s’adressa à Simon Pierre : Simon, fils de Jean, m’aimes-tu plus que ne le font ceux-ci ? – Oui, Seigneur, répondit-il, tu connais mon amour pour toi. Jésus lui dit : Prends soin de mes agneaux. 16 Puis il lui demanda une deuxième fois : Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? – Oui, Seigneur, lui répondit Simon. Tu connais mon amour pour toi. Jésus lui dit : Nourris mes brebis. 17 Jésus lui demanda une troisième fois : Simon, fils de Jean, as-tu de l’amour pour moi ? Pierre fut peiné car c’était la troisième fois que Jésus lui demandait : « As-tu de l’amour pour moi ? » Il lui répondit : Seigneur, tu sais tout, tu sais que j’ai de l’amour pour toi. Jésus lui dit : Prends soin de mes brebis. 18 Vraiment, je te l’assure : quand tu étais plus jeune, tu mettais toi-même ta ceinture et tu allais où tu voulais, mais quand tu seras vieux, tu étendras les bras, un autre nouera ta ceinture et te mènera là où tu n’aimerais pas aller. 19 Par ces mots, il faisait allusion au genre de mort que Pierre allait endurer à la gloire de Dieu. Après avoir dit cela, il ajouta : Suis-moi ! (Jean 21.15-19)

Tout ce qui prend sa place dans le cœur :

26 Si quelqu’un vient à moi et n’est pas prêt à renoncer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, ses sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut être mon disciple. 27 Celui qui ne porte pas sa croix, et qui ne me suit pas, ne peut être mon disciple. 28 En effet, si l’un de vous veut bâtir une tour, est-ce qu’il ne prend pas d’abord le temps de s’asseoir pour calculer ce qu’elle lui coûtera et de vérifier s’il a les moyens de mener son entreprise à bonne fin ? 29 Sans quoi, s’il n’arrive pas à terminer sa construction après avoir posé les fondations, il risque d’être la risée de tous les témoins de son échec. 30 « Regardez, diront-ils, en voilà un qui a commencé à construire et qui n’a pas pu terminer ! » 31 Ou bien, supposez qu’un roi soit sur le point de partir en guerre contre un autre. Ne prendra-t-il pas le temps de s’asseoir pour examiner s’il peut, avec dix mille hommes, affronter celui qui est sur le point de marcher contre lui avec vingt mille ? 32 S’il se rend compte qu’il en est incapable, il lui enverra une délégation, pendant que l’ennemi est encore loin, pour négocier la paix avec lui. 33 Il en est de même pour vous ; celui qui n’est pas prêt à abandonner tout ce qu’il possède, ne peut pas être mon disciple. (Luc 14.26-33)

Le principe est toujours le même : Jésus ne demande pas forcément à tous d’abandonner exactement les mêmes choses, mais il demande à tous de lui donner la première place. Le disciple est celui qui accepte de répondre positivement à l’appel de Jésus malgré ses craintes et ses incompréhensions

Ce que cela ne veut pas dire

Cela ne veut pas dire mépriser sa famille, fuir toutes responsabilités, ou croire que l’on mérite le salut par ses sacrifices. Le salut est par grâce. Mais la grâce produit une vraie soumission à Jésus. Celui qui est sauvé ne s’appartient plus à lui-même, il appartient au Seigneur

8 Car c’est par grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est un don de Dieu ; 9 ce n’est pas le fruit d’œuvres que vous auriez accomplies. Personne n’a donc de raison de se vanter. 10 Ce que nous sommes, nous le devons à Dieu ; car par notre union avec Jésus-Christ, Dieu nous a créés pour une vie riche d’œuvres bonnes qu’il a préparées à l’avance afin que nous les accomplissions. (Éphésiens 2.8-10)

19 Ou bien encore, ignorez-vous que votre corps est le temple même du Saint-Esprit qui vous a été donné par Dieu et qui, maintenant, demeure en vous ? Vous ne vous appartenez donc pas à vous-mêmes. 20 Car vous avez été rachetés à grand prix. Honorez donc Dieu dans votre corps. (1 Corinthiens 6.19-20)

En résumé

Tout abandonner pour suivre Jésus, c’est abandonner son ancienne vie comme maître de soi, renoncer au péché, remettre à Christ ses droits, ses projets, ses attaches, et accepter de lui obéir sans condition.

Ce n’est pas d’abord perdre quelque chose. C’est reconnaître que Jésus vaut infiniment plus que tout ce que ce monde peut offrir.44 Le royaume des cieux ressemble à un trésor enfoui dans un champ. Un homme le découvre : il le cache de nouveau, s’en va, débordant de joie, vend tout ce qu’il possède et achète ce champ. 45 Voici à quoi ressemble encore le royaume des cieux : un marchand cherche de belles perles. 46 Quand il en a trouvé une de grande valeur, il s’en va vendre tout ce qu’il possède et achète cette perle précieuse. (Matthieu 13.44-46)

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Dustin2537
Dustin2537
20 avril 2026 02:40
phdream11
phdream11
23 avril 2026 06:56

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